In a hole in the ground there lived a hobbit. Not a nasty, dirty, wet hole, filled with the ends of worms and an oozy smell, nor yet a dry, bare, sandy hole with nothing in it to sit down on or to eat: it was a hobbit-hole, and that means comfort.
Dans un trou vivait un hobbit. Ce n’était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d’une atmosphère suintante, non plus qu’un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni sur quoi manger : c’était un trou de hobbit, ce qui implique le confort.
Telle est la première phrase du roman de Tolkien, Bilbo le Hobbit. Ce roman va marquer un tournant majeur de la fantasy.
De par cette phrase, c’est tout un univers merveilleux qui s’impose au lecteur (Qu’est ce qu’un hobbit? Pourquoi vit-il dans un trou?…). Avec son autre œuvre, le Seigneur des Anneaux, Tolkien va s’imposer comme référence à toute la fantasy moderne, comme le prouve la tendance à affubler tout nouvel ouvrage de fantasy d’une comparaison élogieuse avec ce grand auteur (ainsi pour Terry Goodkind et son cycle «l’Epée de Vérité, l’appréciation de la grande M. Z. Bradley : « ce roman va tout emporter sur son passage, comme le firent ceux de Tolkien dans les années 60 »; il en est pourtant bien loin…).
De fait, Tolkien a fixé un certain nombre de règles au genre, qui peine aujourd’hui à en sortir : de fait, l’écrivain doit être le créateur à la fois de l’univers et de son histoire. L’auteur de fantasy va créer entièrement un monde unique dans lequel ses personnages évoluent, un monde tout droit sorti de son imagination et dont il trace les plans, en invente une histoire souvent pluri-séculaire voire millénaire, en dresse les coutumes, un parler unique…
La plupart des ouvrages de fantasy restent donc dans ce schéma, devenu très académique.
Pour autant, les légendes et l’existence (littéraire) de créatures merveilleuses datent de bien plus loin. De fait, Tolkien n’est évidemment pas le créateur de la fantasy. Les contes, avec leur cortège d’elfes, nains, sorcières, ogres… mais aussi les romans de chevalerie se situent dans un monde irréel, bien différent de celui dans lequel vivait leur auteur !
Du monde des contes, l’auteur de fantasy va reprendre les créatures, qui vont former l’essentiel de ses personnages : les gobelins, trolls, elfes… appartenaient au monde des légendes populaires, comme j’essaye de le montrer par mes quelques billets.
De fait, la fantasy répond à un besoin d’évasion et de liberté, besoin oh combien exacerbé ces temps-ci ! Ces romans, se déroulant le plus souvent dans une époque qui évoque le Moyen-Age, époque peuplée par la Magie incarnée soit par des sorciers, soit dans des objets, sont un appel à l’immersion dans le mystère.
Le héros, très souvent réservé face à l’appel de l’aventure, se voit confier une mission devant laquelle il hésite, avant de partir affronter moult péripéties… Arraché à sa vie quotidienne, propulsé dans un monde où il rencontre des êtres légendaires, il entre dans un monde où l’impossible n’existe pas, où c’est en homme libre qu’ il va pouvoir évoluer.
Intéressant!
Tres interessant.. Je suis né un 5 octobre, and.. strange coincidence, c’est aussi MON livre préféré
D’ailleurs il est beaucoup plus intriguant a lire en anglais.. 
Amitié,action,humour,amour.. Tout combiné, dans UN seul chef d’oeuvre.. Merci encore Mr. Tolkien.
*R.I.P*
Un vrai chef d’oeuvre, oui. Et c’est également vrai qu’en anglais… TOUT change! Autre choses, ne pas rater demain la sortie du livre Le Bouclier du Tonnerre de David Gemmel
Connais pas.. ca pourrait faire une bonne surprise..
Ah, Gemmel une gueule, une gouaille, et surtout un style très… concret.