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	<title>Le Blog d'Homère...</title>
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		<title>Le Blog d'Homère...</title>
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		<title>Les élections municipales de 1935</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 07:27:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire D'Alsace]]></category>
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		<description><![CDATA[a. La fin de la communauté de travail à Strasbourg et à Colmar. Rappelons également que c’est l’instant où se déroule le référendum sur la Sarre, qui donne des résultats qui surprennent en Alsace : sur environ 528 000 votants, 477 109 se déclarent pour le rattachement à l’Allemagne. L’ampleur de ce score ne manque pas [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=394&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ol style="text-align:justify;">
<li><strong>a. </strong><strong>La fin de la communauté de travail à Strasbourg et à Colmar.</strong></li>
</ol>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Rappelons également que c’est l’instant où se déroule le référendum sur la Sarre, qui donne des résultats qui surprennent en Alsace : sur environ 528 000 votants, 477 109 se déclarent pour le rattachement à l’Allemagne. L’ampleur de ce score ne manque pas d’étonner  en Alsace, mais la presse alsacienne dégage trois catégories de facteurs pour l’expliquer. En premier lieu, les milieux catholiques ne semblent pas avoir suivis l’Union populaire mais bel et bien les consignes de l’épiscopat allemand. De la même façon, la politique de terreur instaurée par les nazis à l’encontre des ouvriers allemands a sans doute joué. Il n’en reste pas moins que le sentiment national a dominé les débats : « Entre leur opposition au Troisième Reich et leur attachement à l’Allemagne, les Sarrois ont fait taire la première pour affirmer le second » selon F. Dreyfus<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce référendum sarrois soulève à nouveau l’idée d’un référendum alsacien, que les milieux de l’<em>ELZ</em> proposent dès janvier 1935. C’est Rossé qui répond à cette idée, le 18 janvier, dans un article du journal <em>L’Aube :</em> il y dément formellement que l’UPR ait songé pour l’Alsace à un plébiscite analogue au plébiscite sarrois, et il rappelle que pour l’UPR dans son ensemble, « la question d’Alsace-Lorraine est résolue ». Ainsi, même Rossé s’éloigne des positions de la <em>Landespartei</em> et des communistes autonomistes, ce qui amène les journaux « nationaux » à ironiser sur ton attitude. Ainsi, s’ils applaudissent « à ce que M. Rossé écrit », ils notent que ce que dit l’<em>ELZ</em> est « stupide » et que « M. Rossé a raison de le dire ; quant à l’<em>ELZ</em> et à la <em>Neue</em> <em>Welt</em>, elles devront se consoler en pensant qu’on n’est jamais trahi que par les siens »<a href="#_ftn2">[2]</a>. L’attitude de Rossé a donc également changé, et ceci est en grande partie dû à l’attitude de plus en plus extrémiste de la <em>Landespartei</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">De fait, il ne subsiste réellement de « communauté de travail » des partis du Volksfront que dans les conseils municipaux de Colmar et de Strasbourg. A Strasbourg, la collaboration est de plus en plus difficile, du fait notamment que la polémique entre Walter et l’ELZ se poursuit jusqu’en novembre 1934. Elle ne va cesser que grâce à l’intervention de Rossé, qui demande à Schall et Roos de cesser les attaques contre Walter<a href="#_ftn3">[3]</a>. De plus, Heil, adjoint au maire, va fonder en décembre 1934 un « parti régionaliste alsacien » et il lance une violente campagne contre les dirigeant de la <em>Landespartei</em> et l’<em>ELZ</em>, les accusant d’avoir abandonné les principes fondamentaux de la démocratie et d’être responsables de la crise de la communauté de travail alsacienne. L’abbé Gromer interprète cette action de Heil comme une nouvelle manœuvre de Walter, qu’il soupçonne d’avoir encouragé à la création du nouveau parti, dans le but de porter un coup fatal à la <em>Landespartei</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">Cela contribue à rendre la situation très complexe, car déjà plusieurs polémiques avaient vu le jour lors des séances du conseil municipal de Strasbourg. Ainsi, le 28 janvier, le socialiste Naegelen accuse le maire d’abus de pouvoir et d’abus de confiance à la suite d’une affaire complexe du crédit municipal ; la réponse du maire ne tarde pas et il oppose un démenti formel à ses accusations. L’ambiance est donc à l’affrontement.</p>
<p style="text-align:justify;">La section UPR de Strasbourg, pour sa part, décide d’entrer en contact avec les démocrates dès décembre 1934, dans le but de sonder leurs intentions. Par la suite, elle se réunit le 3 février dans le but de préparer les municipales et vote une motion dans laquelle elle se déclare solidaire des six années d’administration de la municipalité sortante (issue donc du Volksfront). Aussi, elle affirme son programme social-chrétien et se proclame « un parti du peuple qui a des partisans dans toutes les classes de la société ». Mais plus importante est la décision de mener seule la lutte pour le premier tour : elle prévient que pour le second tour, aucune option n’est écartée, et que sa conduite dépendra de l’évolution de la situation jusqu’aux élections<a href="#_ftn4">[4]</a>…</p>
<p style="text-align:justify;">Les choses vont pourtant s’accélérer. Le 12 mars 1935 l’UPR propose à tous les partis la représentation proportionnelle au second tour du scrutin sur la base des forces numériques indiquées par les résultats du premier tour. Cette proposition que les démocrates, l’APNA, les radicaux et les socialistes vont accepter, soulève l’indignation des autonomistes et des communistes ; les progressistes de Dahlet et les communistes alsaciens vont d’ailleurs proposer la formation d’une liste commune des partis de la « communauté de travail », et ce, dès le premier tour. L’<em>ELZ</em> et la Landespartei vont être les plus virulents : le 3 avril, le journal autonomiste accuse Michel Walter d’agir seul, sans concertation avec les autres personnalités UPR de la ville et de ne pas être suivi par son parti, qui désapprouve entièrement sa politique. De fait, il est certain que l’attitude de la section UPR de Strasbourg n’est pas approuvée par une partie de l’UPR, celle de Gromer et ses amis. Pourtant, il s’avère qu’ils ne représentent plus, à cet instant, la majorité du parti. Et l’<em>Elsässer </em>a beau jeu, le lendemain, de répliquer en mettant en avant que l’UPR n’a « de leçon à recevoir de personne » et surtout pas de l’<em>ELZ</em>, et que la politique de Walter est approuvée par le « parti en entier ».</p>
<p style="text-align:justify;">Les communistes autonomistes essaient de trouver un terrain d’entente entre les deux partis, car ils aimeraient bien que Hueber soit réélu, mais c’est peine perdu : le 4 avril, la <em>Neue Welt</em> et l’<em>ELZ </em>publient une déclaration signée par le maire sortant Hueber, Mourer, Roos, Schall, Dahlet et Klein qui annonce la formation d’une liste commune<a href="#_ftn5">[5]</a>. Le lendemain, l’UPR annonce qu’elle renonce à participer à la communauté de travail<a href="#_ftn6">[6]</a>. C’est la rupture officielle. La situation est devenue plus claire : d’un côté les partis nationaux, dans lesquels il faut à présent compter à présent l’UPR, de l’autre le « nouveau Volksfront ». Sept listes vont se présenter au premier tour, et il n’y aura aucun élu. Mais les autonomistes semblent en difficulté, puisqu’ils regroupent moins de 40% des suffrages. Malgré ses scores importants dans les cantons ouvriers de l’Est et de l’Ouest de la ville, le Volksfront perd en effet un grand nombre de suffrages. Les partis nationaux quant à eux, sont en bonne position pour l’emporter. La peur du nazisme a visiblement détourné beaucoup d’électeurs de l’autonomisme. Pourtant, les partisans du Volksfront vont tenter entre les deux tours d’attirer à eux les voix catholiques de l’UPR, arguant qu’en votant pour la liste commune, on ferait entrer des socialistes à l’Hôtel de ville<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais rien n’y fait, et le second tour vient confirmer les enseignements du premier : A Strasbourg-Nord et Ouest, les partis nationaux l’emportent, tandis qu’au Sud et à l’Est, ce sont les autonomistes qui, bénéficiant de l’apport des voix communistes, l’emportent. Au total, il y a vingt nationaux<a href="#_ftn8">[8]</a> élus contre seize autonomistes<a href="#_ftn9">[9]</a>. La majorité sortante est donc battue.  Les grands vainqueurs du scrutin sont donc les démocrates, qui, avec huit sièges, sont en position de force ; de fait, le 16 mai, malgré les tentatives désespérées des communistes alsaciens, les délégués de la section UPR décident de soutenir la candidature du démocrate Frey au poste de maire<a href="#_ftn10">[10]</a>. Le 18 mai, le leader du parti démocrate est donc élu maire et Walter premier adjoint. « Le retournement tactique de l’UPR est ainsi achevé »<a href="#_ftn11">[11]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le Haut-Rhin, à Colmar, le parti démocrate prend l’initiative de proposer une liste commune à l’APNA et l’UPR, qui acceptent<a href="#_ftn12">[12]</a> ; ils sont rejoints par les progressistes et les communistes dissidents. Mais cette liste est battue par le Front Populaire qui remporte largement les élections, avec 28 sièges sur les trente à pourvoir. A Mulhouse, la liste du Front Populaire remporte la totalité des sièges.</p>
<p style="text-align:justify;">Ces alliances avec les partis nationaux ne manquent pas de faire réagir l’aile gauche de l’UPR. Ainsi, dans <em>Die Heimat</em><a href="#_ftn13">[13]</a>, Sturmel estime que l’UPR a fait un choix tactique très mauvais à Colmar, car, selon lui, si le parti s’était allié aux communistes et avait refusé de fait les propositions des démocrates, il aurait pu emporter les élections. Par ailleurs, il condamne la défection de l’UPR à Strasbourg, et souligne la force du camp du Volksfront, dans lequel « l’UPR a toute sa place ».</p>
<p style="text-align:justify;">L’<em>Elsässer</em> va alors publier un article<a href="#_ftn14">[14]</a> qui accuse l’<em>ELZ</em> et la Landespartei de « faire la politique de l’étranger ». Joseph Kaestlé est l’auteur de cet article, mais il cherche tout d’abord à garder l’anonymat. Car non content de s’attaquer aux autonomistes, il critique le Heimatbund : « Aujourd’hui, les oiseaux sifflent sur les toits que le Heimatbund a été directement financé de Berlin ». Même s’il relativise ses propos en précisant que la plupart des signataires l’ignoraient, l’affaire ébranle l’UPR, car l’accusation touche plusieurs de ses dirigeants, comme Rossé, Gromer, Sturmel ou Keppi. Rossé va protester rapidement auprès de Muller, président de l’UPR, et accuse l’<em>Elsässer</em> de tromperie et de traîtrise<a href="#_ftn15">[15]</a>. La direction de l’<em>Elsässer</em> va se fendre d’un communiqué qui désapprouve l’article du 29 mai<a href="#_ftn16">[16]</a>, tandis que l’<em>EK</em> va publier une déclaration des signataires du Heimatbund, dans laquelle ils rappellent que ce manifeste a été fait pour le bien des Alsaciens, et qu’il n’y a jamais eu d’argent allemand dans leur mouvement<a href="#_ftn17">[17]</a>. L’Elsässer tente pourtant à nouveau de démontrer qu’il y a eu des subsides de l’Allemagne, mais finalement des fermes condamnations du conseil d’administration du journal, puis du comité directeur de l’UPR, vont mettre un terme à cette querelle.</p>
<p style="text-align:justify;">Celle-ci illustre parfaitement les luttes de tendances qui ont lieu au sein de l’UPR pour imposer une ligne directrice. Rossé, Gromer, Sturmel et Keppi désirent le maintien du Volksfront, et s’opposent de fait à Walter, Didio et au groupe UPR de Strasbourg, qui réussissent à imposer une nouvelle politique au parti. Si les premiers peuvent s’appuyer sur le groupe de presse du Haut-Rhin, dirigé d’une main de fer par Rossé, ainsi que sur les Jeunesses-UPR, les seconds, qui ont de leur côté l’<em>Elsässer, </em>réussissent à avoir une majorité au Comité directeur, et donc à fixer la ligne politique du parti. L’UPR fait donc le choix de s’allier aux partis nationaux et d’abandonner le Volksfront. Le retour de Didio en tant que représentant de l’<em>Elsässer</em> au sein du comité directeur fin juillet témoigne de cette évolution du parti.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<hr size="1" />
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> DREYFUS, op. cit. p. 224.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> <em>Le Journal d’Alsace et de Lorraine</em>, du 19 janvier 1935.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> 6519/47  Correspondance politique de Joseph Rossé avec Gromer. 1928-1935.</p>
<p style="text-align:justify;">-          10 lettres de Rossé ; réponses de Gromer.</p>
<p style="text-align:justify;">Lettre du 11 novembre 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> <em>Elsässer</em>, du 4 février 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Die Heimat d’avril 1935, p. 103-103.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> Elsässer du 5 avril 1935.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> <em>ELZ</em>, du 7 mai 1932.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref8">[8]</a> 8 démocrates, 1 APNA, 5 UPR, 1 radical, 5 socialistes.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref9">[9]</a> 4 de la Landespartei, 2 progressistes, 10 communistes.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref10">[10]</a> ADBR AL 157.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref11">[11]</a> BAECHLER, op. cit..</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref12">[12]</a> <em>Die Heimat</em>, avril 1935, p. 102-103.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref13">[13]</a> Idem, mai 1935, p. 145 sqq.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref14">[14]</a> <em>Elsässer</em>, du 29 mai 1935.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref15">[15]</a> Gromer, correspondance avec Rossé.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref16">[16]</a> <em>Elsässer</em> du 5 juin.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref17">[17]</a>.E.K.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/homere.wordpress.com/394/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/homere.wordpress.com/394/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/homere.wordpress.com/394/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/homere.wordpress.com/394/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/homere.wordpress.com/394/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/homere.wordpress.com/394/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/homere.wordpress.com/394/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/homere.wordpress.com/394/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/homere.wordpress.com/394/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/homere.wordpress.com/394/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/homere.wordpress.com/394/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/homere.wordpress.com/394/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/homere.wordpress.com/394/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/homere.wordpress.com/394/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=394&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Second tour des élections</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 07:19:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire D'Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[histoire de Haguenau]]></category>

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		<description><![CDATA[Le second tour ne fait que confirmer les enseignements du premier. Pourtant, obéissant aux décisions nationales, socialistes et communistes font des listes communes. Mais il semblerait bien que les communistes n’aient pas suivi les consignes, et qu’ils se soient rabattu en majorité rabattu sur les autonomistes. A Bischwiller, Walter est élu, mais son score par [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=391&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le second tour ne fait que confirmer les enseignements du premier. Pourtant, obéissant aux décisions nationales, socialistes et communistes font des listes communes. Mais il semblerait bien que les communistes n’aient pas suivi les consignes, et qu’ils se soient rabattu en majorité rabattu sur les autonomistes. A Bischwiller, Walter est élu, mais son score par rapport au premier tour n’évolue que peu alors que celui de Schall a sérieusement augmenté.</p>
<table style="text-align:justify;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="205" valign="top"></td>
<td width="205" valign="top">1<sup>er</sup> tour</td>
<td width="205" valign="top">2<sup>e</sup> tour</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Inscrits</td>
<td width="205" valign="top">8777</td>
<td width="205" valign="top">8777</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Votants</td>
<td width="205" valign="top">5877</td>
<td width="205" valign="top">5662</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Axprimés</td>
<td width="205" valign="top">5633</td>
<td width="205" valign="top">5478</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">UPR (Walter)</td>
<td width="205" valign="top">2645</td>
<td width="205" valign="top">2689</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">APNA</td>
<td width="205" valign="top">979</td>
<td width="205" valign="top">1016</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Autonomiste   (Schall)</td>
<td width="205" valign="top">945</td>
<td width="205" valign="top">1325</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">SFIO</td>
<td width="205" valign="top">605</td>
<td width="205" valign="top">448</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">PCF</td>
<td width="205" valign="top">461</td>
<td width="205" valign="top">-</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Plus surprenante est la courte défaite de Dalhet à Bouxwiller, qui s’incline devant un démocrate, M. Hoeffel</p>
<table style="text-align:justify;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="205" valign="top"></td>
<td width="205" valign="top">1<sup>er</sup> tour</td>
<td width="205" valign="top">2<sup>e</sup> tour</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Inscrits</td>
<td width="205" valign="top">4256</td>
<td width="205" valign="top">4256</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Exprimés</td>
<td width="205" valign="top">2669</td>
<td width="205" valign="top">2943</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Démocrates</td>
<td width="205" valign="top">1310</td>
<td width="205" valign="top">1433</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Progressistes   (Dalhet)</td>
<td width="205" valign="top">879</td>
<td width="205" valign="top">1315</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">SFIO</td>
<td width="205" valign="top">304</td>
<td width="205" valign="top">195</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">PCF</td>
<td width="205" valign="top">206</td>
<td width="205" valign="top">-</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">A Brumath, le candidat national, M. Sprauer est élu sans grande difficulté face au candidat progressiste.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est le canton de Strasbourg Sud qu’il faut analyser plus en avant. En effet, le communiste Hueber, soutenu par Gromer et les partisans du Volksfront, affronte le candidat de la SFIO Naegelen, qui bénéficie du soutien des radicaux et du Parti communiste français. Il part donc avec un sérieux avantage mais son élection dépend de l’attitude des électeurs de l’APNA et du parti démocrate, qui ont le choix entre voter pour le « Front Populaire » ou le « Volksfront »… La droite bourgeoise recommande l’abstention, mais il semblerait bien que des électeurs de droite aient voté pour Hueber, dans le but de contrer le candidat socialiste, jugé trop laïc.</p>
<p style="text-align:justify;">
<table style="text-align:justify;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="205" valign="top"></td>
<td width="205" valign="top">1<sup>er</sup> tour</td>
<td width="205" valign="top">2<sup>e </sup>tour</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Inscrits</td>
<td width="205" valign="top">6186</td>
<td width="205" valign="top">6184</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Exprimés</td>
<td width="205" valign="top">3733</td>
<td width="205" valign="top">4101</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Communiste   A.L. (Hueber)</td>
<td width="205" valign="top">1734</td>
<td width="205" valign="top">2339</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">SFIO   (Naegelen)</td>
<td width="205" valign="top">1021</td>
<td width="205" valign="top">1762</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">Radicaux   (Heintz)</td>
<td width="205" valign="top">567</td>
<td width="205" valign="top">-</td>
</tr>
<tr>
<td width="205" valign="top">PCF (Mohn)</td>
<td width="205" valign="top">411</td>
<td width="205" valign="top">-</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Au total, dans le Bas-Rhin, l’UPR gagne quatre sièges qu’elle prend à l’APNA, aux démocrates et aux autonomistes. Le résultat de ces élections est donc un grand succès pour l’UPR, et un échec important pour l’APNA, qui en perd deux, et surtout pour la Landespartei, qui en perd trois. L’APNA, rattachée à présent à la <em>Fédération Républicaine,</em> perd une bonne partie de son audience pour devenir, selon les mots de Walter « un parti fait de quelques bourgeois sans influence sur les masses »<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Il en résulte que le Conseil général du Bas-Rhin est constitué comme suit :</p>
<p style="text-align:justify;">
<table style="text-align:justify;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="199" valign="top"></td>
<td width="156" valign="top">Après les   élections</td>
<td width="144" valign="top">Avant les   élections</td>
<td width="115" valign="top">Différence</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">APNA</td>
<td width="156" valign="top">5</td>
<td width="144" valign="top">7</td>
<td width="115" valign="top">-2</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">Démocrates</td>
<td width="156" valign="top">6</td>
<td width="144" valign="top">5</td>
<td width="115" valign="top">+1</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">Radicaux</td>
<td width="156" valign="top">0</td>
<td width="144" valign="top">1</td>
<td width="115" valign="top">-1</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">SFIO</td>
<td width="156" valign="top">1</td>
<td width="144" valign="top">1</td>
<td width="115" valign="top">=</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">UPR</td>
<td width="156" valign="top">13</td>
<td width="144" valign="top">9</td>
<td width="115" valign="top">+4</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">Indépendants</td>
<td width="156" valign="top">4</td>
<td width="144" valign="top">4</td>
<td width="115" valign="top">=</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">Autonomistes :</td>
<td width="156" valign="top"></td>
<td width="144" valign="top"></td>
<td width="115" valign="top"></td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">Landespartei</td>
<td width="156" valign="top">1</td>
<td width="144" valign="top">4</td>
<td width="115" valign="top">-3</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">Progressistes</td>
<td width="156" valign="top">2</td>
<td width="144" valign="top">2</td>
<td width="115" valign="top">=</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">Landespartei dissidente</td>
<td width="156" valign="top">1</td>
<td width="144" valign="top">0</td>
<td width="115" valign="top">+1</td>
</tr>
<tr>
<td width="199" valign="top">Communistes dissidents</td>
<td width="156" valign="top">2</td>
<td width="144" valign="top">2</td>
<td width="115" valign="top">=</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">On retient que ces élections voient la masse autonomisante diminuer, et ce d’autant plus que les nouveaux conseillers élus sous l’étiquette de l’UPR sont des modérés, proches de Michel Walter et Didio.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le Haut Rhin, on l’a vu, Joseph Rossé est menacé. De fait, les radicaux et les communistes se désistent pour le candidat socialiste, M. Richard, tandis que le candidat démocrate est maintenu. La lutte sera acharnée, et malgré une très forte participation (moins de 10 % d’abstention) Rossé est battu de près de six cents voix d’écart, ce qui constitue un sérieux coup pour l’UPR et surtout l’aile gauche du parti. Pourtant, la situation dans le Haut-Rhin est peu modifiée : l’UPR maintient ses positions au Conseil général, avec douze conseillers, tandis que l’APNA perd deux sièges au profit des radicaux et des indépendants.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Que reste-il, après ces élections, du mouvement du Volksfront ? En réalité, peu de choses. Et la presse nationale ne manque pas de le signifier : « L’autonomisme doctrinal a subi une très sensible défaite », titrent les <em>Dernières Nouvelles<a href="#_ftn2"><strong>[2]</strong></a>,</em> qui se réjouissent en particulier de l’échec de Rossé. <em>Le</em> <em>Messager d’Alsace</em><a href="#_ftn3">[3]</a> souligne l’écroulement du Volksfront, et se réjouit également de la défaite de Rossé. L’<em>ELZ</em> préfère souligner la défaite de Naegelen à Strasbourg, mais ne manque pas de critiquer l’attitude de Walter lui reprochant une politique « infecte » à l’égard de l’autonomisme.</p>
<p style="text-align:justify;">L’UPR apparaît plus que jamais comme le parti incontournable en Alsace. Son influence sort renforcée de ces élections, puisqu’elle se maintient dans le Haut-Rhin, et gagne quatre sièges dans le Bas-Rhin ; elle devient le « parti-clé » de l’Alsace<a href="#_ftn4">[4]</a>. L’autonomisme, qui a voulu la défier, se retrouve vaincu et marginal ; mais d’un autre côté, les partis nationaux ne peuvent rien faire contre elle ; le gouvernement se doit, dès cet instant, d’en faire un interlocuteur privilégié.</p>
<p style="text-align:justify;">Pourtant, le parti doit encore faire un choix, définitif cette fois-ci. On a vu les difficultés que connaît le Volksfront, pourtant l’UPR n’y a pas complètement renoncé, et ce en grande partie grâce à l’attitude de l’abbé Gromer ou de Rossé. Mais la défaite de ce dernier porte un coup dur aux partisans du Volksfront. Ils savent que le temps leur est compté, mais leur influence dans le parti, notamment grâce aux jeunesses-UPR, est encore forte.</p>
<p style="text-align:justify;">
<hr size="1" />
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> <em>Elsässer</em> du 9 juin 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> <em>DN. Strasbourg</em>, 15 octobre 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> Messager d’Alsace, 15 octobre 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> DREYFUS, op. cit., p. 221.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/homere.wordpress.com/391/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/homere.wordpress.com/391/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/homere.wordpress.com/391/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/homere.wordpress.com/391/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/homere.wordpress.com/391/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/homere.wordpress.com/391/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/homere.wordpress.com/391/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/homere.wordpress.com/391/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/homere.wordpress.com/391/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/homere.wordpress.com/391/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/homere.wordpress.com/391/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/homere.wordpress.com/391/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/homere.wordpress.com/391/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/homere.wordpress.com/391/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=391&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Les nouvelles modalités de recrutement des professeurs de l&#8217;enseignement secondaire à partir de la session 2011&#8230;</title>
		<link>http://homere.wordpress.com/2010/01/07/les-nouvelles-modalites-de-recrutement-des-professeurs-de-lenseignement-secondaire-a-partir-de-la-session-2011/</link>
		<comments>http://homere.wordpress.com/2010/01/07/les-nouvelles-modalites-de-recrutement-des-professeurs-de-lenseignement-secondaire-a-partir-de-la-session-2011/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 10:15:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
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		<category><![CDATA[recrutement professeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour l&#8217;histoire et la géographie, par exemple, cela donne ceci, tout en sachant que les épreuves se dérouleront en décembre/janvier normalement. Il s&#8217;agit là, et c&#8217;est assez visible, d&#8217;un patchwork d&#8217;idées, qui sent malheureusement le préfabriqué non à la va-vite, mais soumis à de multiples courants. . Agrégation externe d&#8217;histoire Epreuves préparatoires 1° Une dissertation [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=379&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Pour l&#8217;histoire et la géographie, par exemple, cela donne ceci, tout en sachant que les épreuves se dérouleront en décembre/janvier normalement. Il s&#8217;agit là, et c&#8217;est assez visible, d&#8217;un patchwork d&#8217;idées, qui sent malheureusement le préfabriqué non à la va-vite, mais soumis à de multiples courants. .</p>
<p>Agrégation externe d&#8217;histoire<br />
Epreuves préparatoires<br />
1° Une dissertation (durée : sept heures ; coefficient 1).<br />
2° Une dissertation (durée : sept heures ; coefficient 1).<br />
3° Une explication de textes (un ou plusieurs textes portant sur le même problème historique sont soumis à la réflexion des candidats) (durée : sept heures ; coefficient 1).<br />
Ces épreuves portent, par tirage au sort effectué par le jury et dont le résultat n&#8217;est pas porté à la connaissance des candidats, sur trois périodes distinctes parmi les quatre suivantes : histoire ancienne, histoire du Moyen Age, histoire moderne et histoire contemporaine.<br />
4° Une composition sur un sujet de géographie (durée : sept heures ; coefficient 1).</p>
<p>Épreuves définitives<br />
1° Une leçon d&#8217;histoire générale. Les sujets portent sur des questions hors programme. La première partie est notée sur 15 points, la seconde sur 5 points (coefficient 2).<br />
Cette leçon comporte un exposé suivi d&#8217;un entretien avec le jury (durée de préparation : six heures ; durée de l&#8217;exposé : trente minutes maximum ; durée de l&#8217;entretien : trente minutes maximum). L&#8217;entretien est divisé en deux parties : vingt minutes maximum portent sur la leçon ; dix minutes maximum portent sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l&#8217;Etat et de façon éthique et responsable », à partir d&#8217;un document qui a été remis au candidat au début de l&#8217;épreuve, question pour laquelle il a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation de l&#8217;épreuve [déjà que 6h c'était plutôt court, non, on en rajoute encore une couche !].<br />
2° Une explication de documents historiques (coefficient 2).<br />
3° Une explication d&#8217;une carte ou de documents géographiques<br />
(coefficient 2). Les deuxième et troisième épreuves concernant chacune une des questions figurant au programme se font sous la forme d&#8217;un exposé suivi d&#8217;un entretien avec le jury portant sur les documents qui ont fait l&#8217;objet de l&#8217;exposé (durée de chaque préparation : six heures ; durée de chaque exposé : vingt-cinq minutes environ ; durée de chaque entretien : trente-cinq minutes environ).</p>
<p>CAPES externe d&#8217;histoire-géographie<br />
A. Epreuves d&#8217;admissibilité<br />
1° Composition d&#8217;histoire (durée : cinq heures, coefficient 3).<br />
2° Composition de géographie (durée : cinq heures, coefficient 3).<br />
L&#8217;un des deux sujets au moins comporte des documents que le candidat utilise dans sa composition. L&#8217;un des deux sujets peut intégrer une dimension d&#8217;épistémologie et d&#8217;histoire de la discipline [ben voyons...].<br />
La composition de géographie comporte un exercice de cartographie.</p>
<p>B. Epreuves d&#8217;admission<br />
Les épreuves d&#8217;admission sont composées d&#8217;une leçon et d&#8217;une étude de dossier [exit l'explication de document ! ]. Au moment de sa première épreuve, le candidat tire au sort la discipline – histoire ou géographie – dans laquelle il va être interrogé, l&#8217;autre s&#8217;imposant dans la seconde épreuve.<br />
1° Leçon d&#8217;histoire ou de géographie :<br />
Durée de la préparation : trois heures ; durée de l&#8217;épreuve : une heure (exposé : trente minutes maximum ; entretien : trente minutes maximum) ; coefficient 3. Le sujet est tiré au sort au moment de l&#8217;épreuve. Le candidat utilise des documents dont il prévoit l&#8217;utilisation en situation d&#8217;enseignement. La leçon est suivie d&#8217;un entretien avec le jury, au cours duquel le candidat est conduit à justifier ses choix didactiques et pédagogiques. Le jury met à la disposition des candidats la documentation qu&#8217;il juge utile.<br />
2° Epreuve sur dossier comportant deux parties : 14 points sont attribués à la première partie et 6 points à la seconde. (Durée de la préparation : deux heures ; durée totale de l&#8217;épreuve : une heure ; coefficient 3.) [c'est-à-dire le même coefficient que l'épreuve “académique” : 1/4 du résultat se jouera donc sur une épreuve dont le flou dans les attentes (et donc dans la notation) est la principale caractéristique : bonjour l'arbitraire !]<br />
L&#8217;épreuve permet au candidat de montrer :<br />
- sa culture scientifique et professionnelle ;<br />
- sa connaissance des contenus d&#8217;enseignement et des programmes de la discipline sur laquelle s&#8217;appuie le dossier ;<br />
- sa réflexion sur les finalités de cette discipline et ses relations avec les autres disciplines.<br />
Première partie : étude de document(s), portant sur la discipline<br />
n&#8217;ayant pas fait l&#8217;objet de la première épreuve d&#8217;admission, suivie d&#8217;un entretien avec le jury. (Présentation : vingt minutes maximum ; entretien avec le jury : vingt minutes maximum.)<br />
Le candidat présente les résultats de sa réflexion, en motivant les choix pédagogiques et scientifiques qu&#8217;il effectue, sous une forme structurée et adaptée au contexte du sujet. Cette partie de l&#8217;épreuve a une dimension scientifique, épistémologique et didactique.<br />
Seconde partie : étude d&#8217;un document portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l&#8217;Etat et de façon éthique et responsable ». (Présentation : dix minutes maximum ; entretien avec le jury : dix minutes maximum.) Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à partir d&#8217;un document joint au dossier qui lui a été remis au début de l&#8217;épreuve [et tout cela sans temps de préparation supplémentaire !], question pour laquelle il a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation de l&#8217;épreuve. La question et le document portent sur les thématiques regroupées autour des connaissances, des capacités et des attitudes définies, pour la compétence désignée ci-dessus, dans le point 3 « les compétences professionnelles des maîtres » de l&#8217;annexe de l&#8217;arrêté du 19 décembre 2006.<br />
Le programme des épreuves d&#8217;admissibilité et d&#8217;admission est constitué par de grandes questions d&#8217;histoire et de géographie se référant aux programmes scolaires. Il est périodiquement révisé et publié au Bulletin officiel du ministère de l&#8217;éducation nationale. [Une fois de plus, une formulation qui a le mérite de rester franchement très très vague... ]</p>
<p>CAPLP Lettres-histoire<br />
A. &#8212; Epreuves d&#8217;admissibilité<br />
1. Lettres : commentaire composé d&#8217;un texte littéraire, assorti d&#8217;une question de réflexion grammaticale portant sur une phrase de ce texte. Le texte littéraire est choisi en référence aux programmes du collège et du lycée (général, technique et professionnel). Durée : cinq heures ; coefficient 3.<br />
2. Histoire et géographie : l&#8217;épreuve porte sur les deux disciplines et se compose de deux parties :<br />
&#8211; une composition pour laquelle le candidat a le choix entre deux sujets ;<br />
&#8211; un commentaire d&#8217;un ou de deux documents.<br />
Pour la composition sont proposés soit deux sujets d&#8217;histoire, soit deux sujets de géographie.<br />
Le commentaire de document(s) relève de la discipline qui ne fait pas l&#8217;objet de la composition. Durée : cinq heures ; coefficient 3.</p>
<p>B. &#8212; Epreuves orales d&#8217;admission<br />
1° Leçon en lettres ou en histoire et géographie portant sur les<br />
programmes du lycée professionnel. Durée de la préparation : deux heures trente minutes ; durée de l&#8217;épreuve : une heure (exposé : trente minutes ; entretien : trente minutes) ; coefficient 3. Un tirage au sort détermine pour le candidat la valence sur laquelle porte la présentation de la leçon : lettres ou histoire et géographie. La leçon consiste :<br />
- en lettres, en une explication d&#8217;un texte français, assorti d&#8217;une<br />
question de grammaire ;<br />
- en histoire et géographie : présentation d&#8217;une leçon d&#8217;histoire ou de géographie, en fonction d&#8217;un tirage au sort au moment de l&#8217;épreuve. Le candidat peut utiliser la documentation mise à sa disposition par le jury.<br />
La leçon est suivie d&#8217;un entretien avec le jury au cours duquel le<br />
candidat rend compte de ses choix didactiques et pédagogiques.</p>
<p>2° Epreuve sur dossier comportant deux parties. 14 points sont attribués à la première partie et 6 points à la seconde. (Durée de la préparation : deux heures trente minutes ; durée totale de l&#8217;épreuve : une heure ; coefficient 3.)<br />
Première partie : étude d&#8217;un ensemble documentaire portant sur la valence n&#8217;ayant pas fait l&#8217;objet de la première épreuve d&#8217;admission, suivie d&#8217;un entretien avec le jury. (Présentation vingt minutes maximum ; entretien avec le jury : vingt minutes maximum.)<br />
Cette partie de l&#8217;épreuve a une dimension scientifique, épistémologique et didactique.<br />
Premier cas : lettres : présentation d&#8217;un exposé relatif à une question liée au programme de français du lycée professionnel (objets d&#8217;étude, capacités et connaissances littéraires et linguistiques). Cette présentation prend en compte le niveau de la classe indiqué dans l&#8217;intitulé du sujet, s&#8217;inscrit dans une progression disciplinaire et rend compte des choix didactiques et pédagogiques opérés par le candidat. Le sujet comporte de deux à quatre documents que le candidat utilise pour son exposé. La présentation est suivie d&#8217;un entretien avec le jury.<br />
Second cas : histoire et géographie : étude d&#8217;un dossier d&#8217;histoire ou de géographie en fonction d&#8217;un tirage au sort. Le sujet comporte de deux à quatre documents que le candidat utilise pour son exposé. La présentation est suivie d&#8217;un entretien avec le jury. Pour la valence histoire et géographie, les sujets des épreuves d&#8217;admissibilité et d&#8217;admission sont établis à partir de questions d&#8217;histoire et de questions de géographie, se référant aux programmes du collège et du lycée (général, technique et professionnel) et périodiquement renouvelées. Ces questions font l&#8217;objet d&#8217;une publication au Bulletin officiel de l&#8217;éducation nationale.<br />
Seconde partie : interrogation portant sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l&#8217;Etat et de façon éthique et responsable ». (Présentation : dix minutes ; entretien avec le jury : dix minutes.)<br />
Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à partir d&#8217;un document contenu dans le dossier remis au début de l&#8217;épreuve, question pour laquelle il a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation. La question et le document portent sur les thématiques regroupées autour des connaissances, des capacités et des attitudes définies, pour la compétence désignée ci-dessus, dans le point 3 « Les compétences professionnelles des maîtres » de l&#8217;annexe de l&#8217;arrêté du 19 décembre 2006. L&#8217;exposé se poursuit par un entretien avec le jury pendant dix minutes.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/homere.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/homere.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/homere.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/homere.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/homere.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/homere.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/homere.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/homere.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/homere.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/homere.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/homere.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/homere.wordpress.com/379/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/homere.wordpress.com/379/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/homere.wordpress.com/379/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=379&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Les élections cantonales de 1934</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 06:50:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
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		<description><![CDATA[a. Les tractations et le premier tour Elles ont une valeur symbolique profonde. En effet, tous les mandats qui sont soumis à un renouvellement sont ceux des conseillers généraux élus en 1928, en pleine crise autonomiste. Mais ces élections de1934, nous l’avons constaté, se déroulent dans une atmosphère bien différente et les Heimatrechtler[1] élus lors [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=376&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<ol style="text-align:justify;">
<li><strong>a. </strong><strong>Les tractations et le premier tour</strong></li>
</ol>
<p style="text-align:justify;">Elles ont une valeur symbolique profonde. En effet, tous les mandats qui sont soumis à un renouvellement sont ceux des conseillers généraux élus en 1928, en pleine crise autonomiste. Mais ces élections de1934, nous l’avons constaté, se déroulent dans une atmosphère bien différente et les <em>Heimatrechtler<a href="#_ftn1"><strong>[1]</strong></a></em> élus lors des dernières cantonales sont en grande difficulté. Car les partis groupés dans le Volksfront se sont à nouveau séparés, et la préparation de ces élections se fait dans des conditions extrêmement difficiles<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">De prime abord, rappelons que la Landespartei de Roos et Schall et le parti progressiste Fortschrittspartei  ne font plus campagne commune depuis le départ de Dahlet de l’<em>ELZ</em>. De plus, lors de son congrès du 25 février 1934, la Fortschrittspartei constate que « la communauté de travail » privilégiée avec la Landespartei a été décevante et qu’elle n’existe plus dans les faits<a href="#_ftn3">[3]</a>. Pour François Dreyfus, « La Landespartei faisait dans le Bas-Rhin quasiment figure de filiale du national-socialisme »<a href="#_ftn4">[4]</a>. Cependant, on ne saurait avoir un avis  aussi tranché, car à l’intérieur du parti autonomiste Heil et Hauss s’opposent à Roos et Schall, auxquels, justement, ils reprochent une attitude équivoque à l’égard d’Hitler et de la doctrine nazie. Dans l’UPR, un nouveau retournement de Michel Walter renverse la tendance : le courant hostile au Volksfront devient majoritaire. L’abbé Gromer, qui s’attendait à cette « trahison » de Walter, prend alors les devants, et provoque une réunion de conciliation<a href="#_ftn5">[5]</a> avec les autonomistes, dont le but est de maintenir la « communauté de travail » et de répartir, comme lors des dernières élections, les candidatures. Ce sera un échec, dû en partie à l’attitude peu amène de certains dirigeants de l’UPR, mais surtout à l’attitude intransigeante de Schall, qui revendique les cantons de Brumath et de Soultz-sous-Forêts pour son parti<a href="#_ftn6">[6]</a>. Gromer va pourtant tout tenter pour préserver le Volksfront, et c’est ce qui le conduit à écrire un article dans <em>Die Heimat</em><a href="#_ftn7">[7]</a> où il développe sa position. Pour lui, il n’est pas possible d’abandonner le Volksfront sans risquer de laisser de côté les particularismes de l’Alsace, car il n’y a pas, selon lui, de politique de rechange possible. Mais il reconnaît cependant que la situation politique et internationale appelle à faire des ajustements : le Volksfront doit s’assouplir, ne plus être aussi virulent que par le passé, et il n’exclut pas des alliances ponctuelles avec l’APNA, voire les démocrates, mais se refuse, évidemment, à toute négociation avec les socialistes.</p>
<p style="text-align:justify;">Ceci dit, la Landespartei ne veut pourtant pas couper les ponts totalement avec l’UPR, et lors de son Congrès en avril 1934, elle dégage plusieurs propositions qu’elle compte faire aux participants du Volksfront, mais son but réel est de placer celui-ci sous sa direction. Elle fait principalement la proposition suivante : elle désire la constitution d’une communauté de lutte autonomiste, avec création de deux comités, l’un étant chargé de préparer les actions communes et d’aplanir les difficultés entre les partis, l’autre de la propagande par le biais de la presse. Pour elle, la meilleure solution, et la plus équitable, serait que chaque parti présente ses propres candidats au premier tour du scrutin, et qu’ensuite le candidat le mieux placé pour vaincre bénéficie du désistement  des autres partis au second tour. Toutes les circonscriptions sont concernées. Pourtant, il n’en reste pas moins que cette offre émane surtout de Schall, et que,  à l’intérieur même de son parti, des voix discordantes se font entendre : Heil, Hauss et Koessler y sont par exemple opposés : ils reprochent à Schall de vouloir passer par-dessus les autres dirigeants des partis pour récupérer les troupes autonomistes et les placer sous la direction exclusive de la Landerpartei<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le but de répondre à cette proposition, le Comité directeur de l’UPR se réunit le 11 juin. Il y a à nouveau débat, même si tous s’opposent à l’idée de Schall. Walter Meck et Seltz sont partisans d’un refus net et de la définition d’une nouvelle tactique électorale. Ils désirent enfin couper les ponts avec les autonomistes, et jugent le moment opportuns. Rossé, Keppi et Schies sont simplement d’accord pour répondre par la négative. La réponse suivante a été rédigée par Walter, Rossé, Brogly et Kaestlé. A noter que l’abbé Gromer suit tout cela de très près, et lui et Keppi se sont entretenus longuement à propos de cette réunion<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">« L’UPR est par essence un parti de <em>Weltanschauung</em>, dont le programme politique, social, économique et régional a pour base les principes chrétiens, et qui considère la défense des intérêts religieux de notre peuple comme la suprême tâche et le suprême devoir, comme le premier droit de la <em>Heimat</em>. Ce caractère fondamental du parti, qui s’exprime dans tout son programme, fait qu’il lui est difficile d’établir un programme minimum commun avec d’autres partis. L’expérience des années passées a démontré que tout engagement sur un programme commun avec d’autres partis a entravé l’action de l’UPR. Cela n’empêche cependant pas le parti de marcher avec d’autres partis, cas par cas, pour des buts bien précis, ou de collaborer avec eux en étroite communauté de travail dans certains corps constitués, comme il l’a fait avec les autres partis qui défendent les droits de la Heimat, dans les conseils municipaux de Strasbourg et de Colmar, ainsi qu’au Conseil général du Bas-Rhin. Fidèle à son programme l’UPR défendra aussi à l’avenir les revendications alsaciennes sur les droits de la Heimat, et continuera comme par le passé à saluer la collaboration avec tout parti qui veut défendre avec elle les droits et revendications de notre peuple alsacien en liaison avec la politique générale de la France »<a href="#_ftn10">[10]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">On retient de ce texte l’insistance sur la priorité à donner à la défense des intérêts religieux, ainsi que l’ouverture vers les démocrates et l’APNA dans la dernière phrase « qui est une allusion à la crise politique en France et au danger extérieur »<a href="#_ftn11">[11]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">L’UPR du Bas-Rhin décide donc de présenter des candidats partout où le sortant est UPR et dans ceux « qui par leur structure politique font partie du domaine de l’UPR ». Il est également décidé que le parti défendra les conseillers sortants de la communauté de travail dans les autres cantons<a href="#_ftn12">[12]</a>. Pourtant, la Landespartei est mécontente du manque de soutien de la part de l’UPR, et la situation électorale devient un réellement confuse : le cas de Seltz par exemple illustre bien notre propos: dans ce canton, Hauss déclare qu’il renonce à se présenter, vu que l’abbé Gromer avance le nom de son ami Camille Meyer, rédacteur à <em>l’Echo de Wissembourg</em> comme représentant de l’UPR. Mais le parti décide d’investir le candidat  UPR sortant, Bisch, que Gromer finira par soutenir (il se rend ainsi à Seltz, dans le but de soutenir Bisch). Hauss revient alors sur sa décision, et décide d’être candidat, mais l’UPR maintient la candidature de Bisch, contre M. Hauss. En représailles, Schall se présente contre Walter à Bischwiller et débute alors une campagne dans l’<em>ELZ</em> contre Walter, qu’il accuse de ne pas respecter ses engagements, et l’UPR. Michel Walter répond avec virulence dans l’<em>Elsässer</em> en condamnant l’attitude plus qu’ambiguë de la Landespartei à l’égard du nazisme. Il va même plus loin quand il affirme que Schall et l’ELZ sont une « déformation de l’autonomisme » et que « le peuple alsacien ne veut rien savoir de la dictature et du fascisme, il ne veut rien savoir de l’hitlérisme » et que par conséquent la Landespartei se trompe lourdement en admirant l’Allemagne nazie<a href="#_ftn13">[13]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Le programme de l’UPR, d’ailleurs, pour cette campagne, est assez simple : le parti met en avant son double refus : refus du communisme et de la « dictature de Moscou » et refus du fascisme d’Hitler. Pour le parti, il faut tout mettre en œuvre pour défendre la démocratie, tout en lui apportant les transformations nécessaires et un « renouveau spirituel et moral »<a href="#_ftn14">[14]</a>. Mais dans ces conditions, que reste-t-il du Volksfront ? Pas grand-chose en réalité. Pourtant les actions de Gromer, Zemb et Rossé amènent le parti à soutenir plusieurs autonomistes tels le communiste Hueber à Strasbourg-Sud ou encore Heil, qui a d’ailleurs été exclu  de la Landespartei, à Soultz-sous-Forêts et des candidats progressistes à Saverne, Drulingen, La Petite-Pierre et Brumath.</p>
<p style="text-align:justify;">Il y a également des accords passés avec l’APNA, qui sont souvent réalisés dans les cantons où l’on craint une victoire des socialistes ou du PCF. L’APNA, par ailleurs, agit de même et présente un candidat contre Walter à Bischwiller (le poids des socialistes dans la ville y étant faible) mais soutient le candidat UPR à Seltz contre l’autonomiste Hauss. A l’opposé, communistes et socialistes amorcent un rapprochement, difficile parfois, car les communistes alsaciens n’ont pas abandonné leurs revendications autonomistes, et, pour F. Dreyfus, l’ « on tend à revenir à la situation de 1920, avec une gauche socialo-communiste, un bloc national regroupant UPR APNA radicaux et démocrates, et enfin, totalement isolé, les autonomistes de la Landespartei <a href="#_ftn15">[15]</a>». Il faut toutefois nuancer ces propos, car la rupture avec la Landespartei n’est pas encore tout à fait acquise.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">A l’issue du premier tour, les progressistes de Dahlet maintiennent leurs positions dans le nord du Bas-Rhin, à Drulingen et la Petit-Pierre. De la même façon, Heil, conseiller sortant autonomiste et proche de Gromer, est réélu dès le premier tour. A Seltz, par contre, Hauss est battu par le candidat UPR Bisch, grâce aux votes des nationaux. De plus, les candidats de la Landespartei sont en difficulté un peu partout, ainsi Schall arrive loin derrière Walter dans le canton de Bischwiller. Camille Dahlet lui-même est en ballottage défavorable. Ainsi dans ces cantons où les autonomistes avaient jusqu’alors réalisé de bons scores, ils sont à présent en passe de perdre leurs sièges.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le sud du département par contre, la situation est plus simple, puisqu’à Molsheim le conseiller sortant APNA, soutenu par l’UPR, est réélu, tandis que l’UPR remporte les cantons de Rosheim, Benfeld et Erstein. A Strasbourg, le seul canton où il y a véritable lutte est celui où le maire communiste Hueber se présente, et malgré le soutien de l’UPR, il est en difficulté.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le Haut-Rhin, où l’accent a été mis à l’UPR sur la lutte contre les socialo-communistes, l’absence de parti autonomiste rend les choses plus claires. Ainsi, dès le premier tour, douze cantons sont pourvus, et l’on note les bons résultats de l’UPR qui remporte sept sièges sur les douze cantons, l’APNA en ayant deux, les indépendants deux et les radicaux un. Le canton le plus disputé est celui de Colmar, où Rossé se voit opposer quatre candidats, un APNA, un socialiste, un communiste orthodoxe et un radical. Les adversaires de Rossé réunissent ensemble près de 5600 voix, tandis que Rossé n’en a que 4000.</p>
<p style="text-align:justify;">Le scrutin du second tour ne présente donc d’intérêt réel pour nous que dans quatre circonscriptions du Bas-Rhin (Bischwiller, Bouxwiller, Brumath et Strasbourg-Sud) et dans le Haut-Rhin, Colmar.</p>
<ol style="text-align:justify;">
<li><strong>b. </strong><strong>L’abbé Gromer réélu à Haguenau</strong></li>
</ol>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Il convient toutefois que, arrivés à ce point de notre étude, nous nous arrêtions un instant pour analyser la situation à Haguenau, où l’abbé Gromer se présente une fois encore.</p>
<p style="text-align:justify;">A Haguenau, la circulaire Guy La Chambre n’a provoqué que peu de réactions. L’<em>Unterländer</em> n’en parle que lorsque l’UPR prépare la manifestation de protestation de septembre à Strasbourg. Rien n’est organisé d’ailleurs dans la ville de Haguenau, contrairement à 1924. Cette absence de réaction est à l’image du peu de portée de cet acte administratif, puisque les conséquences à Haguenau sont peu importantes : il n’y aura que 5 élèves de plus dispensés de cours de religion<a href="#_ftn16">[16]</a> !</p>
<p style="text-align:justify;">La ville semble apaisée, et les élections cantonales de 1934, pour lesquelles le candidat de l’UPR est bien entendu Gromer, se déroulent dans un climat de calme relatif. L’abbé Gromer, toujours favorable au Volksfront, doit pourtant montrer que son influence sur le canton n’est pas entamée par les attaques dont il est l’objet de la part de certains membres du comité directeur de l’UPR.</p>
<p style="text-align:justify;">Aucune alliance entre les partis nationaux ne se conclut pour s’opposer à la candidature de Gromer, et celui-ci mène une campagne paisible, au cours de laquelle il évoque, peut être plus qu’ailleurs, les problèmes alsaciens et l’avenir de la région. Mais, chose nouvelle, il intègre beaucoup plus qu’auparavant les questions de politique intérieure, comme la crise de février 1934. Il évoque également les difficultés internationales du moment, et met en garde contre Hitler et le nazisme.</p>
<p style="text-align:justify;">Ses adversaires sont au nombre de deux. L’un, Richert, est présenté par l’<em>Unterländer</em> comme un candidat des <em>Neueste Nachrichten</em> et il semblerait également que l’APNA le soutienne. L’autre, Hasenfratz, est conseiller municipal de la ville et se présente avec le soutien des socialistes et des radicaux. Ils s’en prennent régulièrement au rôle de Gromer dans le Volksfront, et à son attitude de conciliation avec les autonomistes<a href="#_ftn17">[17]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Pourtant Gromer, comme en 1928, est élu dès le premier tour avec 67 % des voix (Cf. tableau suivant). Mais c’est tout de même une baisse non négligeable de 8 % par rapport à 1928 (où il avait obtenu 75% des suffrages).</p>
<p style="text-align:justify;">
<table style="text-align:justify;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="102" valign="top">Electeurs   Inscrits</td>
<td width="102" valign="top">Suffrages   exprimés</td>
<td width="102" valign="top">Suffrages   valables</td>
<td width="102" valign="top">Abbé Gromer</td>
<td width="102" valign="top">Richert</td>
<td width="102" valign="top">Hasenfratz</td>
</tr>
<tr>
<td width="102" valign="top">7505</td>
<td width="102" valign="top">5544</td>
<td width="102" valign="top">5353</td>
<td width="102" valign="top">3617</td>
<td width="102" valign="top">681</td>
<td width="102" valign="top">1055</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Faut-il voir dans cette baisse une légère sanction due à l’implication de Gromer dans le Volksfront<a href="#_ftn18">[18]</a> ? Rappelons rapidement les résultats de 1928 :</p>
<table style="text-align:justify;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="123" valign="top">Inscrits</td>
<td width="123" valign="top">Votes exprimés</td>
<td width="123" valign="top">Votes valables</td>
<td width="123" valign="top">Gromer</td>
<td width="123" valign="top">Kleinklaus   (UPR-APNA)</td>
</tr>
<tr>
<td width="123" valign="top">6923</td>
<td width="123" valign="top">4129</td>
<td width="123" valign="top">4030</td>
<td width="123" valign="top">3041</td>
<td width="123" valign="top">989</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">La comparaison de ces deux tableaux ne permet pas de le penser. De fait, l’abbé Gromer augmente son nombre de suffrage entre les deux élections. Mais la différence statistique s’effectue par la candidature, cette fois-ci, du socialiste Hasenfratz, qui réunit très certainement un bon nombre d’abstentionnistes de 1928. Ce dernier obtient un bon score, compte tenu qu’il se présente dans un canton bien tenu par l’UPR, et il y a fort à parier que son succès est dû au contexte politique intérieur. On constate cependant qu’il n’y a pas à proprement parler de réaction contre le Volksfront, son promoteur le plus important, Gromer, restant très aimé de la population.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">De fait, à Haguenau, la vie municipale est de plus en plus agitée par les polémiques d’un journal dont l’audience ne cesse d’augmenter, les <em>Neueste Nachrichten</em>, journal qui se fait le porte-parole d’une opposition qui n’entend plus subir l’hégémonie de la section locale de l’UPR. Cette dernière réagit vivement en créant une section locale des jeunesses UPR, qui multiplie les actions, sous la férule de l’abbé Gromer. Les partis nationaux semblent pourtant, à cet instant, et peu avant les municipales, assez mal en point : le candidat soutenu par Désiré Brumbt, Richert, n’arrive qu’à réunir péniblement 680 voix. Quant à élire un maire socialiste, cela semble illusoire : la majorité de la population, profondément catholique, s’y refuse.</p>
<p style="text-align:justify;">
<hr size="1" />
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Die Heimat de février 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> Cf. BAECHLER, op. cit. p 461 et sqq.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> Neue Zukunft, 3 mars 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> DREYFUS, op. cit. p. 216.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> 6502/5 e  Carte de Camille Dahlet à Gromer : accord pour une entrevue. 1934.     &#8211; 1 carte.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> 6502/5 a  Lettres de Heil à Gromer : élections. 1934.</p>
<p style="text-align:justify;">-          2 lettres.</p>
<p style="text-align:justify;">Celle qui nous intéresse date du 19 avril 1934, où Heil apprend à Gromer que le conseiller sortant de Brumath, Koessler, membre de la Landespartei, a décidé de ne pas se représenter.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> <em>Die Heimat</em>, mars 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref8">[8]</a> ELZ. Du 19 mai 1934 et E.K. du 23 mai 1934. Voir également le fonds Gromer [8] 6502/5 a  Lettres de Heil à Gromer : élections. 1934. Lettre du 19 avril 1934.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref9">[9]</a> Cf. ADBR AL 98, p674 n° 79. Voir également BAECHLER, op. cit., qui tire les mêmes conclusions que nous.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref10">[10]</a> Die Heimat de juin 1934, p. 168.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref11">[11]</a> BAECHLER, op. cit., p. 462.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref12">[12]</a> Elsässer, du 10 septembre 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref13">[13]</a> Elsässer du 2 octobre 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref14">[14]</a> Elsässer du 29 septembre 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref15">[15]</a> DREYFUS, op. cit., p. 217.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref16">[16]</a> <em>Die Heimat,</em> janvier 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref17">[17]</a> <em>Unterländer</em> n° 232/ 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref18">[18]</a> MUTSCHELE, op. cit., p. 98.</p>
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		<pubDate>Sun, 30 Aug 2009 05:42:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
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		<description><![CDATA[FELIZ CUMPLEAÑOS !<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=373&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
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<p style="text-align:center;">FELIZ CUMPLEAÑOS !</p>
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		<item>
		<title>La fin du Volksfront (3): La crise politique en Alsace de 1934</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 14:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoire D'Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[La France connaît une période d’instabilité politique forte qui touche l’Alsace, et tend à mécontenter l’UPR. Le parti a, en effet, dès 1919, inscrit à son programme la réforme de la constitution et s’engage par ce biais à renforcer l’exécutif par élection directe du président de la République. Son programme préconise de même une réforme [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=371&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">La France connaît une période d’instabilité politique forte qui touche l’Alsace, et tend à mécontenter l’UPR. Le parti a, en effet, dès 1919, inscrit à son programme la réforme de la constitution et s’engage par ce biais à renforcer l’exécutif par élection directe du président de la République. Son programme préconise de même une réforme électorale par l’attribution du droit de vote aux femmes, et l’institution d’un vote familial<a href="#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Et l’inquiétude est grande face à l’instabilité du régime français : de mars 1933 à juin 1934, on compte cinq gouvernements dont certains ne durent qu’un mois ou deux ! Voire même moins  comme le cabinet Daladier qui ne dure que quelques jours avant de disparaître dans l’émeute, le 6 février 1934. Il faut rappeler qu’au même moment, en Allemagne, on a réussi à remettre en ordre l’économie, que le chômage baisse (ce qui n’est pas le cas en Alsace, on l’a vu) et que, du point de vue politique, la continuité du pouvoir dans le Reich tranche douloureusement avec la situation française.</p>
<p style="text-align:justify;">Face à cette crise politique française, l’UPR préconise d’aller plus loin que le projet d’accorder un droit de dissolution du président de la République « sans avis conforme » du Sénat : pour le parti catholique, il faut que « Le parlement et Paris [soient] décongestionnés. Les provinces doivent retrouver leur vie propre »<a href="#_ftn2">[2]</a>. La crise de février 1934 permet à l’UPR de rappeler son programme de politique intérieure<a href="#_ftn3">[3]</a>. La presse alsacienne, d’ailleurs, ne cache pas son mécontentement depuis janvier.</p>
<p style="text-align:justify;">L’affaire Stavisky, d’autre part,  est l’occasion pour Michel Walter de montrer, le 11 janvier lors d’un débat parlementaire, l’inquiétude provoquée en Alsace par ce scandale. Mais la crise du 6 février 1934 inquiète plus que tout autre et la démission de Daladier laisse la presse alsacienne perplexe, voire furieuse : elle accuse Daladier de n’avoir pas su trouver de réponse à la crise et de ne capituler, de ne se retirer «  avec son cabinet [qu’à cause de] l’indignation populaire »<a href="#_ftn4">[4]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">L’annonce de la formation d’un gouvernement d’union nationale est accueillie avec soulagement par la presse de l’UPR. Michel Walter se félicite de cette nomination : « le pays tout entier respire depuis qu’il sait que G. Doumergue a pris les rênes du pouvoir et qu’il veut résoudre les graves problèmes actuels par une politique d’entente nationale. Avec la confiance dans le chef du gouvernement […]reviendra la confiance dans le gouvernement et la confiance dans le régime ». Il rappelle également les tâches prioritaires de ce nouveau gouvernement : épurer l’atmosphère politique par la punition de ceux qui ont participé au scandale financier, assainir les finances de l’Etat ce qui permettra de réaliser la réforme des institutions : « la voie sera alors libre pour la réalisation des réformes indispensables : introduction du scrutin proportionnel au niveau du département ou de la région, droit de vote pour les femmes, dissolution de la Chambre et nouvelles élections sur le programme de l’indispensable remaniement et modernisation de la Constitution. L’assemblée Nationale serait alors convoquée pour réaliser ce programme de modification de la Constitution »<a href="#_ftn5">[5]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Puisque la stabilité semble retrouvée, les tentations que l’Allemagne offre à certaines parties de la population semblent écartées. L’<em>Elsässer</em> va noter à ce propos que « le gouvernement représente la seule, l’unique bouée de sauvetage pour le régime républicain. L’attachement de l’Alsace à un régime démocratique est de tradition. Aussi notre parti, l’UPR, d’accord avec l’écrasante majorité de la population, se déclare-t-il adversaire de tout régime qui voudrait, par des mesures fascistes, supprimer toutes les libertés individuelles. Nous voulons une France républicaine et démocratique, nous serons prêts à apporter notre concours pour la réalisation de cet idéal »<a href="#_ftn6">[6]</a>. L’<em>EK</em>, quant à lui, rejette « socialisme et fascisme comme une même violation de la liberté »<a href="#_ftn7">[7]</a>. Car l’Alsace est en effet bien au courant de tout ce qui se passe en Allemagne : jour après jour, les journaux mettent en avant et expliquent ce que sont les camps de concentration et la doctrine nazie.</p>
<p style="text-align:justify;">On s’inquiète de la montée du néo-paganisme, et les formules telles que « nous sommes des travailleurs volontaires qui voulons envoyer les bonzes ecclésiastiques réfrigérés à un travail productif ou au diable » du <em>Volksglaube</em><a href="#_ftn8">[8]</a> ne sont bien évidemment pas faites pour attirer les Alsaciens vers l’Allemagne.</p>
<p style="text-align:justify;">Il y a également en Alsace plusieurs milliers de réfugiés fuyant l’Allemagne nazie. Ils donnent ainsi la possibilité d’être au courant de ce qui se passe dans le Reich. L’UPR est pourtant inquiète de l’écho que trouve le fascisme dans une fraction de la jeunesse<a href="#_ftn9">[9]</a>, et va réaffirmer son attachement à la démocratie et son hostilité à la dictature. Car pour les journaux UPR, l’avènement de la dictature en France signifierait la fin du particularisme alsacien<a href="#_ftn10">[10]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Peu avant les élections cantonales d’octobre 1934, ont lieu les évènements du 30 juin 1934, ou « nuit des longs couteaux ». Elle marque profondément les consciences alsaciennes : l’assassinat des SA, qu avaient permis à Hitler de prendre le pouvoir, soulève une vague d’indignation. Tout ceci va dominer les élections cantonales, surtout quand, Hindenburg mort, Hitler lui succède comme président du Reich.</p>
<p style="text-align:justify;">
<hr size="1" />
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> Cf. le programme de l’UPR, dont nous avons détaillé les priorités.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> E.K. du 25 janvier 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> BAECHLER, op. cit., p. 470.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Elsässer, du 8 février 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Elsässer du 10 février 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> 16 février 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> E.K. du 22 février 1934. Le 17 février, le journal notait ceci : « ce sont les événements d’Allemagne et d’autres Etats fascistes qui montrent le peu d’intérêt qu’ont les catholiques de souhaiter la fin du régime parlementaire ».</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref8">[8]</a> Cité dans DREYFUS, op. cit., p. 215.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref9">[9]</a> 6518/2 k  Invitation à l&#8217;assemblée générale de l&#8217;U.P.R. du 4.03.1934. Notes de Gromer sur des propos de Didio, relatifs à la position à prendre vis-à-vis du fascisme. 1934.</p>
<p style="text-align:justify;">- 2 pièces.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref10">[10]</a> <em>E.K</em>. du 7 août 1935 et <em>Elsässer</em> du 13 août 1935.</p>
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		<title>La fin du Volksfront (2) Vie politique allemande et alsacienne</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 14:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La vie politique allemande, facteur de crispation de la politique alsacienne Il est certain que l’accession d’Hitler à la Chancellerie et la remilitarisation de la Rhénanie font que l’Allemagne et sa politique extérieure sont l’une des préoccupations majeures des milieux catholiques alsaciens. De fait, l’économie alsacienne est très dépendante des relations franco-allemandes, et les tensions [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=369&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align:justify;">La vie politique allemande, facteur de crispation de la politique alsacienne</h4>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Il est certain que l’accession d’Hitler à la Chancellerie et la remilitarisation de la Rhénanie font que l’Allemagne et sa politique extérieure sont l’une des préoccupations majeures des milieux catholiques alsaciens. De fait, l’économie alsacienne est très dépendante des relations franco-allemandes, et les tensions entre les deux pays vont vite faire souffrir la province. L’attrait de l’Allemagne va, par ailleurs, diminuer fortement.</p>
<p style="text-align:justify;">En Alsace, l’arrivée d’Hitler à la Chancellerie n’est tout d’abord considérée que comme une péripétie dans la confusion qui règne en Allemagne, et on considère que ce que l’on appelle « l’expérience Hitler » ne peut être que de très courte durée. On craint plus l’après-Hitler, et un possible avènement du bolchevisme en Allemagne.</p>
<p style="text-align:justify;">La presse UPRniste adopte donc tout d’abord un point de vue peu critique à l’égard de la politique d’Hitler, mais cette réserve s’explique par « la volonté de ne rien faire qui puisse porter préjudice à l’Eglise et aux catholiques d’Allemagne et leur attirer les foudres d’Hitler »<a href="#_ftn1">[1]</a>. Après la dissolution du <em>Zentrum</em>, les choses commencent pourtant à changer radicalement. L’<em>Elsässer</em>, par exemple, redit avec force son hostilité à la nouvelle Allemagne, « qui veut remplacer l’éthique chrétienne par l’éthique national-socialiste » et ajoute : « Nous restons les soldats du Christ. Soldats qui livrent un combat impitoyable aux francs-maçons de ce côté des Vosges, mais qui tournent également froidement le dos à l’absolutisme étatique païen d’un Hitler de l’autre côté du Rhin »<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">L’attitude du Zentrum, qui n’a pas combattu assez virulemment le NSDAP, a déçu bien des membres de l’UPR.</p>
<p style="text-align:justify;">L’attitude critique de l’UPR à l’égard de l’Allemagne nazie est un temps modifiée cependant par la signature du Concordat entre l’Allemagne et le Saint-Siège. Il faut dire que ce Concordat arrive alors que l’UPR et la presse alsacienne sont choqués par différentes mesures prises par le nouveau régime. En effet, à la fin de juin et juillet 1933, toute la presse alsacienne se fait l’écho des mesures prises à Munich contre les jeunes catholiques bavarois.</p>
<p style="text-align:justify;">L’Elsässer proteste, et compare le régime nazi au pire des régimes communistes<a href="#_ftn3">[3]</a>. Les arrestations de prêtres et de plusieurs vicaires dans la Ruhr et à Essen, achèvent de convaincre la presse UPR de l’hostilité qu’il faut montrer au régime hitlérien. La signature du Concordat<a href="#_ftn4">[4]</a> complique quelque peu les choses, mais ne trompe pas les catholiques alsaciens.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais des journaux comme l’<em>Elsässer Kurier </em>défendront le texte contre leurs adversaires, qui ne retiennent du Concordat que l’interdiction de toute activité politique qui est faite aux prêtres allemands, et qui réclament de fait que l’on fasse la même chose en Alsace.</p>
<p style="text-align:justify;">L’<em>E.K</em>.<a href="#_ftn5">[5]</a> répond qu’en « Alsace et en Lorraine, nous n’avons pas encore un Etat total, nous n’avons pas de national socialisme ». En Allemagne, « le mouvement athée est écrasé » et l’école chrétienne est garantie par l’Etat. En Alsace, par contre, les institutions  chrétiennes sont toujours menacées.</p>
<p style="text-align:justify;">L’UPR du Bas-Rhin est beaucoup moins nuancée dans son appréciation du Concordat : « on ne peut certainement pas dire de nous que nous approuvons les procédés et les méthodes de la dictature nationale socialiste. Nous n’avons jamais caché notre hostilité envers ce régime et nous l’avons condamné parce qu’il excluait toute idée démocratique.</p>
<p style="text-align:justify;">Le concordat avec le Vatican se distingue agréablement des innombrables lois promulguées ces derniers temps en Allemagne, mais l’on peut se demander s’il sera réalisé dans toutes ses dispositions ou si ce sera seulement un chiffon de papier. Si on l’applique réellement, alors ce texte aura effectivement réalisé ce que le <em>Zentrum</em> revendique depuis toujours »<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">On a pu le voir, les questions allemandes sont examinées avec un peu moins d’attention lors de l’agitation qui suit la parution de la circulaire Guy La Chambre.</p>
<p style="text-align:justify;">Pourtant, on ne peut manquer de penser que l’échec de l’<em>EK</em> et du journal <em>Die Heimat</em> dans leur tentative pour donner plus d’ampleur au mouvement, est dû très certainement à la situation préoccupante de l’Allemagne. Les deux journaux, d’ailleurs, vont se joindre au reste de la presse UPR pour critiquer le <em>Kulturkampf</em> hitlérien quand il sera évident qu’Hitler n’a aucune intention de respecter le Concordat. Ainsi, la prise du pouvoir par Hitler a profondément modifié l’attitude des catholiques alsaciens : leur attachement à la France se trouve encore renforcé.</p>
<p style="text-align:justify;">Et ce d’autant plus que la sortie de l’Allemagne de la SDN et de la Conférence du désarmement va inquiéter fortement l’UPR, très favorable à l’institution internationale et à un désarmement général<a href="#_ftn7">[7]</a>. L’<em>Elsässer</em> va, par ailleurs, consacrer plusieurs articles en novembre à une analyse de <em>Mein</em> <em>Kampf</em>, et en tirer la conclusion qu’ Hitler est partisan d’une guerre contre la France.</p>
<p style="text-align:justify;">Par la suite, l’assassinat du chancelier Dollfuss, le 25 juillet 1934, fait sérieusement craindre une nouvelle guerre européenne. Si l’échec du coup de force national-socialiste en Autriche ravit la presse catholique, l’<em>Elsässer</em> estime que « le gouvernement berlinois a atteint son but, car l’adversaire le plus résolu du national-socialisme n’est plus »<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">De plus, le journal paraît le 26 juillet bordé de noir : l’assassinat de cet homme, considéré comme le symbole du chef d’Etat catholique, est donc durement ressenti par le journal. Enfin, la fin de l’année 1934 et le début de 1935 sont placés sous le signe du plébiscite de la Sarre, qui intéresse particulièrement l’Alsace pour des raisons économiques, la Sarre étant l’un des clients les plus importants de l’agriculture alsacienne<a href="#_ftn9">[9]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Le Conseil général du Bas-Rhin va d’ailleurs tout tenter pour préserver le débouché de la Sarre après le plébiscite, et le milieu politique alsacien interpelle à plusieurs reprises le gouvernement à ce sujet. Le résultat du plébiscite sera d’ailleurs une surprise, tant la majorité en faveur du rattachement à l’Allemagne est écrasante.</p>
<p style="text-align:justify;">En face des partis catholiques, un certain désarroi règne chez les autonomistes. Des tensions voient en effet le jour entre la Landespartei et la Fortschrittspartei. Il semble bien, en effet, que Dahlet, chef de file des progressistes, reproche de plus en plus aux  autres mouvances autonomistes d’avoir une attitude pro-hitlérienne<a href="#_ftn10">[10]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Et par cette attitude, ils ont réussi là où le gouvernement français échoue depuis 10 ans : l’influence du parti a diminué et se retrouve réduite à une portion congrue car la majorité des alsaciens, s’ils désirent leur autonomie, ne veulent pas pour autant devenir Allemands. Et dès la mi-juin, Dahlet envoie un ultimatum à l’<em>ELZ</em>, dont il est le codirecteur, pour réclamer un changement d’orientation du journal, qu’il ne manque pas d’accuser d’hitlérisme. Il menace de créer un journal favorable à ses idées si l’<em>ELZ</em> persiste dans son attitude. De fait, Dahlet est un démocrate, très hostile à tout ce qui touche au nazisme, et il cherche, péniblement, à trouver une voie pour l’idée autonomiste, sans risquer de voir celle-ci confondue avec le nazisme.</p>
<p style="text-align:justify;">Dès le 16 septembre, la séparation est réalisée : l’<em>ELZ</em> annonce que Dahlet ne fait plus parti de sa direction politique et fait état de graves divergences entre Hauss et Dahlet (sans en révéler la teneur, mais elle est évidente). Dahlet prend alors la direction de la revue <em>Neue Zukunft</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">C’est un fait intéressant, car sous l’influence de la politique intérieure allemande, et du changement politique que connaît ce pays, on assiste à un reclassement des forces autonomistes. L’avènement d’Hitler à la Chancellerie a profondément bouleversé le paysage politique en Alsace. Dans une large mesure, l’influence des autonomistes a diminué, et l’isolement de certaines grandes figures du mouvement est patent.</p>
<p style="text-align:justify;">
<hr size="1" />
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> BAECHLER, op. cit., p. 483.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> Elsässer du 11 juillet 1933. « Autant nous nous sentons liés du point de vue philosophique avec les catholiques allemands, autant nous repoussons l’orientation prise par la Germania (favorable au régime nazi). On n’insulte pas, on ne maltraite pas des ecclésiastiques et l’Eglise. On n’abandonne pas « l’ascète crucifié » aux vieillards et aux malades. […] La persécution des israélites en Allemagne a été déjà bien grave ; quiconque cherche à en approfondir les causes réelles trouve finalement d’autres motifs philosophiques, religieux ou même racistes […] On constate exclusivement un esprit de Kulturkampf […] Les nazis veulent remplacer l’éthique chrétienne par l’éthique national-socialiste. Qu’on ne vienne pas nous dire que Von Papen est en train de conclure un Concordat avec le Saint-Siège. Certes, il y aura Concordat […] certes Rome fera de grands sacrifices […] mais les vérités éternelles de la religion et de la Sainte Eglise catholique n’en seront pas touchés et c’est à elles que nous tiendrons. C’est pourquoi nous opposons notre « non » au « oui » de la nouvelle Germania et à la nouvelle orientation de l’Allemagne hitlérienne. Nous luttons contre la franc-maçonnerie d’au-delà des Vosges, mais nous luttons aussi contre l’absolutisme païen d’un Hitler de l’autre côté du Rhin ».</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> Elsässer du 19 juin 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Cf. le texte du Concordat en annexe.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> EK. Du 21 juillet 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> <em>Elsässer</em> du 21 juillet 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> BARTHOLME, <em>Le problème du désarmement (1929-1935) vu par trois journaux alsaciens</em>, Strasbourg, 1977, 139p. dactyl..</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref8">[8]</a> Elsässer du 27 juillet 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref9">[9]</a> 6503/2  Dossier de Gromer sur la question de la Sarre.</p>
<p style="text-align:justify;">- 1 dossier avec correspondance</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref10">[10]</a> <em>La France de l’Est</em> du 15 juin 1933 et <em>Le Messager d’Alsace</em> du 20 juin.</p>
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		<title>La fin du Volksfront (1) La situation économique et sociale de l&#8217;Alsace</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Aug 2009 14:24:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire D'Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[économie de l'Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[chomage en Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique en Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[la crise des années 30 en Alsace]]></category>
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		<description><![CDATA[Une cruelle désillusion Il convient tout d’abord de revenir plus en détail sur la crise économique et sociale qui se développe en France, et qui fait sentir ses effets très tôt en Alsace. La question de l’Allemagne, avec la victoire d’Hitler aux élections de 1933 amène également des bouleversements politiques en Alsace, qu’il convient d’examiner. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=365&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align:justify;">Une cruelle désillusion</h1>
<p style="text-align:justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;">Il convient tout d’abord de revenir plus en détail sur la crise économique et sociale qui se développe en France, et qui fait sentir ses effets très tôt en Alsace. La question de l’Allemagne, avec la victoire d’Hitler aux élections de 1933 amène également des bouleversements politiques en Alsace, qu’il convient d’examiner.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;"><strong>1) </strong><strong>La situation de l’Alsace La crise économique et sociale<a href="#_ftn1">[1]</a></strong></p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">L’Alsace, comme nous l’avons fait remarquer, est touchée plus tôt que le reste de la France par la crise. Dès 1929, le textile connaît de graves difficultés du fait de la perte des marchés extérieurs, occasionnée par le manque de liquidités des pays acquéreurs. Le chômage augmente de fait et passe de quelques centaines à près de 4800 de septembre 1931 à janvier 1932. Le nombre de chômeurs partiels étant de près de 40 000<a href="#_ftn2">[2]</a>.  En octobre 1934, durant la session du Conseil général du Haut-Rhin, on cite les chiffres de 6423 chômeurs complets et 26 000 chômeurs partiels. Le Bas-Rhin, quant à lui, semble moins touché par la crise, mais on compte tout de même 4300 chômeurs en 1936<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">L’UPR s’inquiète assez rapidement de la situation. Dès septembre 1931, l’<em>E.K</em>. s’interroge dans une série d’articles de septembre 1931 sur les causes de la crise économique en Alsace, et croit trouver en la politique d’assimilation la cause de tous les maux économiques de l’Alsace<a href="#_ftn4">[4]</a>. La « colonisation » de l’industrie et du système bancaire alsacien par les groupes français et étrangers est directement visée.</p>
<p style="text-align:justify;">Le parti catholique réclame assez rapidement une protection douanière plus efficace<a href="#_ftn5">[5]</a> et préconise, sinon un rapprochement franco-allemand<a href="#_ftn6">[6]</a>, du moins une action énergique en Alsace car la perte des débouchés de la Sarre inquiète fortement.</p>
<p style="text-align:justify;">Pourtant, ce qui a surtout inquiété l’UPR, ce sont les difficultés qui touchent ses électeurs, et particulièrement les agriculteurs. En effet, dès 1930, le cours des produits agricoles à la production baisse. Avec d’une part l’augmentation de ses tarifs douaniers, puis, d’autre part, la perte du débouché agricole de la Sarre, l’agriculture est dans une mauvaise passe. L’union douanière demandée par Sturmel répond à ce problème, et il sera suivi par le Conseil général du Haut-Rhin, qui en émet également le vœu en novembre 1935. L’UPR se préoccupe également du pouvoir d’achat de ses électeurs, et demande toute une série de mesures pour le relever : abattement des prix des engrais, des machines agricoles, réduction des prix de l’électricité, des transports…</p>
<p style="text-align:justify;">Dans son ensemble, l’UPR rejette de la même manière les excès du capitalisme et du socialisme, et, lors de l’Assemblée générale de l’UPR du Bas-Rhin, le 22 septembre 1935, Walter fait une déclaration dans laquelle il stigmatise l’échec du libéralisme économique et il déclare « que le salut ne viendra que de la construction d’un nouvel ordre économique qui prendra pour base l’organisation de corporations »<a href="#_ftn7">[7]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">L’UPR va également insister sur la réforme régionale pour l’économie alsacienne et française. Ce sera par ailleurs l’un des arguments avancés dans la proposition de loi de Michel Walter de 1934<a href="#_ftn8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<hr size="1" />
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> 6506/8  Dossier de Gromer : économie sociale en Alsace.</p>
<p style="text-align:justify;">-          1 chemise avec quelques coupures de presse.</p>
<p style="text-align:justify;">Très intéressé par la question, il ne donne pourtant pas de « programme économique » dans ses archives. Mais il reste compétent pour ces questions, il fera par ailleurs parti du « groupement alsacien de vigilance et d’action économique », lancé en mai 1938. Ce groupement sera présidé provisoirement par Rossé, avec qui Gromer entretient une correspondance suivie. Il regroupera un certain nombre de personnalités comme Walter, Wallach, Oberkirch, Ruillier (directeur de la Société alsacienne d’industrie cotonnière), J. Wenger Valentin, administrateur délégué du Crédit industriel d’Alsace et de Lorraine etc…</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> Cf. BAECHLER, op. cit., p. 467. Et voir Die Heimat de mai 1932, p. 154-159.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> A. BRAUN, L’avenir alsacien et l’expérience du Front Populaire, Paris 1938, p. 53.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> Cette série d’article est regroupée sous le titre « Notwendige Bemerkungen zur Wirtschaftskrise in Elsass-Lothringen ». Elle sera par ailleurs publiée sous forme de brochure comme n° 5 des « Flugschriften der Elsässischen Volkspartei » d’Alsatia.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> J.O. du 1<sup>er</sup> mars 1932, p. 981 sqq.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> Ibidem, p. 986, Sturmel fait cette proposition, et il est très critiqué par Meck, pour qui «jamais  le moment de réaliser une union douanière n’a été aussi défavorable et malencontreux ».</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> Elsässer du 23 septembre 1935.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref8">[8]</a> Le texte prévoyat une Assemblée régionale dont le statut serait celui des conseils généraux : un délégué par canton élu pour six ans avec renouvellement de l’Assemblée par moitié tous les trois ans. Les pouvoirs de cette Assemblée seraient ceux des conseils généraux élargis en matière de travaux publics et de problèmes d’intérêt régional. Voir le Nouv. J. Strasbourg, 6 juin 1934.</p>
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	</item>
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		<title>La circulaire Guy La Chambre et la question scolaire en Alsace</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Aug 2009 22:33:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La question scolaire va très vite s’inviter à nouveau dans le paysage alsacien. Et elle ne va pas manquer de soulever de nouvelles difficultés. Guy La Chambre, sous-secrétaire d’Etat chargé des questions d’Alsace-Lorraine dans le premier cabinet de Daladier, s’oppose à plusieurs reprises aux autonomistes, notamment à l’ELZ. Ainsi, lors d’un débat à la commission [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=361&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">La question scolaire va très vite s’inviter à nouveau dans le paysage alsacien. Et elle ne va pas manquer de soulever de nouvelles difficultés. Guy La Chambre, sous-secrétaire d’Etat chargé des questions d’Alsace-Lorraine dans le premier cabinet de Daladier, s’oppose à plusieurs reprises aux autonomistes, notamment à l’<em>ELZ</em>.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi, lors d’un débat à la commission d’Alsace-Lorraine de la Chambre des députés, il défend la politique gouvernementale en Alsace, et trouve inadmissibles les propos de l’<em>ELZ</em> qui présentait les instituteurs comme des « assassins des âmes des enfants ». Même des personnalités comme Rossé et Stürmel désavouent le journal autonomiste et s’accordent avec le gouvernement. On peut croire à une détente dans les relations entre l’Etat et l’Alsace. Malgré cela, le 3 avril 1933, un grand débat a lieu à la Chambre<a href="#_ftn1">[1]</a> et Dahlet va y dénoncer l’existence de fonds secrets que le gouvernement utilise pour lutter contre les tendances autonomisantes et il s’attaque avec virulence à l’administration française en Alsace et à M. Valot, responsable des services d’Alsace-Lorraine.</p>
<p style="text-align:justify;">Le discours le plus violent fut pourtant prononcé par Maurice Thorez : pour lui l’Alsace est « sous le joug », et il appelle les Alsaciens à participer à la lutte « contre l’impérialisme français »! La question alsacienne est donc toujours en suspens.</p>
<p style="text-align:justify;">La question de la dispense d’enseignement religieux intervient peu après. Rappelons que la victoire du Cartel des gauches n’a pas manqué d’inquiéter à l’UPR. Car il existe un certain nombre de partisans de l’école laïque, regroupés dans des associations comme <em>La Ligue des droits de l’homme, La Ligue de l’enseignement</em>, etc… qui font porter leurs efforts sur la question de la dispense de l’enseignement religieux.</p>
<p style="text-align:justify;">Le caractère obligatoire de l’enseignement a certes été assoupli, mais les milieux laïques vont s’adresser à Guy La Chambre pour qu’il simplifie les formalités de dispense. Ce dernier trouve la demande raisonnable, et il envoie une circulaire, le 17 juin 1933, au recteur de l’Académie de Strasbourg, circulaire qui permet la dispense de l’enseignement religieux sur simple déclaration des parents ou tuteurs : « Au lieu d&#8217;une demande écrite de dispense adressée soit au Recteur pour l&#8217;enseignement secondaire, soit au Sous-Préfet pour l&#8217;enseignement primaire, il y aura lieu, à l&#8217;avenir, d&#8217;admettre dans tous les cas, la déclaration faite au chef de l&#8217;établissement par les parents ou les tuteurs que les enfants ne suivront pas l&#8217;enseignement religieux. Cette déclaration emportera immédiatement ses effets, sans qu&#8217;elle soit soumise <em>à </em>décision d&#8217;une autorité administrative ou scolaire»<a href="#_ftn2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Or, lors du débat parlementaire, certains députés ont demandé le maintien du régime scolaire et le respect de la langue allemande. Le député Burrus déclare même à cet instant qu’en accordant ces deux éléments, on ferait disparaître à court terme la germanophilie et l’esprit autonomiste, ce serait même porter un coup à ce dernier. Mais la politique de Guy La Chambre va dans le sens contraire. La circulaire est portée à la connaissance du public le 12 juillet : l’UPR y était préparée, car depuis longtemps elle s’est inquiétée de la propagande laïque et lors de l’Assemblée générale du 27 novembre 1932, elle avait cru bon de réaffirmer son attachement à la loi Falloux<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Toute la presse catholique et autonomiste proteste énergiquement contre cette circulaire<a href="#_ftn4">[4]</a>. Par ailleurs, le 20 juillet, la Ligue des catholiques d’Alsace invite une quarantaine de personnalités catholiques, journalistes, syndicalistes, parlementaires de l’UPR et de l’APNA, à se réunir pour mettre en place un « Comité de défense religieuse »<a href="#_ftn5">[5]</a>. Cette initiative, dont Weydmann est à l’origine, a l’approbation de Mgr Ruch. Ce comité se donne pour but de contrer les attaques « des adversaires de la religion »<a href="#_ftn6">[6]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Elément nouveau donc, l’UPR et l’APNA vont collaborer dans ce comité. Est-ce là l’occasion pour les deux partis de se rapprocher ? On pourrait le penser dans un premier temps, mais très vite l’aile gauche de l’UPR va donner à la contestation de la circulaire l’apparence d’une protestation globale contre la politique menée par la France en Alsace ; elle va, de plus, y associer la défense du particularisme alsacien.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est pourquoi le 24 septembre,  l’UPR organise seule une grande manifestation au Palais des Fêtes de Strasbourg pour protester contre « le mouvement athée et l’offensive de l’anticléricalisme ». Elle permet aux personnalités proches du Volksfront de prendre la parole, ainsi l’abbé Zemb parle de « lutte de défense de l’Alsace catholique ». On y adopte une résolution qui exige le retrait de la circulaire et on met en avant la volonté farouche de la population catholique d’éduquer sa jeunesse comme elle l’entend<a href="#_ftn7">[7]</a>. L’assemblée se termine d’ailleurs sur le Te deum <em>Grosser Gott, wir loben dich. </em></p>
<p style="text-align:justify;"><em> </em>Cette agitation apparaît bien artificielle cependant<a href="#_ftn8">[8]</a>. En effet, deux jours auparavant, au Conseil général du Bas-Rhin, un rapprochement s’amorçait entre les « nationaux » et l’UPR. Car, alors que Michel Walter est renouvelé à son poste de président (aucun candidat de l’APNA ou des démocrates ne se présentant contre lui), Roos, lui, n’obtient que seize voix sur trente-cinq pour l’élection à la vice-présidence<a href="#_ftn9">[9]</a> et il est remplacé par Ernest Koessler, membre de l’APNA. On constate alors que des conseillers APNA ont voté pour Walter, tandis que certains conseillers UPR se sont abstenus de donner leur voix à Roos.</p>
<p style="text-align:justify;">La réaction des autonomistes ne tarde pas, et l’ELZ proteste énergiquement et critique l’UPR<a href="#_ftn10">[10]</a> (« Ce résultat n’a été possible que par la perte de quelques voix de l’UPR »). L’<em>Els</em><em>ässer</em> réplique en se félicitant de l’impartialité de Michel Walter, impartialité qui permettait à des personnalités comme Oberkirch de voter pour lui<a href="#_ftn11">[11]</a>. La rupture entre l’UPR et les autonomistes se creuse et un changement d’alliance se profile au sein du Conseil général.</p>
<p style="text-align:justify;">Mais c’est sans compter sur la réaction de l’aile gauche du parti, menée par Gromer…  Celle-ci propose en effet, lors de la dernière séance, un vœu concernant la circulaire La Chambre ; ce vœu rappelle les « promesses solennelles » et demande que « le gouvernement tienne compte par une nouvelle décision tant du statut en vigueur que des convictions et sentiments de notre population ». En fait, Walter avait refusé de présenter ce vœu proposé par Rossé pour les trois Conseils généraux. C’est alors Gromer, qui apprend l’existence de ce vœu par Rossé, qui s’est chargé de le présenter, malgré l’opposition de Walter<a href="#_ftn12">[12]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce vœu est soumis à la question préalable par le préfet, car jugé politique. Et les vieux clivages reprennent alors le dessus : l’alliance entre l’UPR et les autonomistes se ressoude, et rejette la question préalable, l’APNA, les démocrates, les radicaux et les socialistes ne peuvent empêcher le débat. L’<em>Elsässer</em> constate que l’APNA, en votant « avec ceux qui considèrent cet arrêté antireligieux comme juste et équitable, avait porté un coup de poignard dans le dos du peuple chrétien d’Alsace »<a href="#_ftn13">[13]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Dans le Haut-Rhin, un débat semblable se tient au Conseil Général. La question préalable est également repoussée et le retrait de la circulaire est demandé par quatorze voix contre trois, APNA et démocrates se contentant de s’abstenir<a href="#_ftn14">[14]</a>. Sturmel dénonce « l’attitude scandaleuse de l’APNA »<a href="#_ftn15">[15]</a> tandis que les milieux des catholiques nationaux constatent qu’aucun « rapprochement, aucune entente avec l’UPR ne paraît possible, vu que, de plus en plus, ce parti se soumet à l’influence prédominante précisément des chefs dont la politique antinationale a rendu inévitable la séparation »<a href="#_ftn16">[16]</a>. Le rapprochement entre APNA est l’UPR échoue donc à nouveau, à cause de l’attitude intransigeante des dirigeants de l’UPR tels que Rossé, Sturmel ou Gromer, mais aussi des dirigeants de l’APNA comme Pfleger et Haenggi<a href="#_ftn17">[17]</a>. Les partisans du Volksfront ont ainsi habilement su jouer avec la polémique née de  la circulaire Guy La Chambre et ont su tirer parti des rancoeurs personnelles.</p>
<p style="text-align:justify;">Pourtant le mouvement en faveur de la défense religieuse s’estompe rapidement. La Ligue des catholiques d’Alsace a beau organiser toute une série de manifestations, le mouvement retombe quand on apprend les statistiques des demandes de dispense. Au 1<sup>er</sup> novembre 1933, par rapport au 1<sup>er</sup> novembre 1932, pour l’Alsace et la Lorraine, le nombre de dispenses n’est passé que de 643 à 1224, soit 683 demandes au lieu de 345 dans le Bas-Rhin, et 290 au lieu de 126 dans le Haut-Rhin<a href="#_ftn18">[18]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">Malgré ces chiffres, l’aile gauche tente toujours de maintenir la pression sur le gouvernement, par exemple en publiant une série de brochures et de tracts contre le « mouvement athée », l’ « école laïque », dénonçant « le plan de bataille de l’anticléricalisme contre l’école primaire d’Alsace-Lorraine »<a href="#_ftn19">[19]</a>. Elle n’y parviendra pas, mais se targuera d’avoir réussi à empêcher des dispenses : « Grâce à l’action énergique de tous les milieux croyants, la circulaire est restée presque sans effet aucun. Au contraire cette circulaire est devenue un référendum populaire contre l’école laïque […] ce fait ne change naturellement rien à notre attitude à l’égard de la circulaire dont nous réclamons, après cette défaite écrasante des sectaires […] l’abrogation par le gouvernement actuel »<a href="#_ftn20">[20]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Au fond, des personnalités comme Gromer et Rossé ont cru bon de saisir l’occasion de cette circulaire malheureuse pour tenter de préserver leur influence sur l’UPR. Ils y parviennent encore, mais difficilement. L’Alsace semble bel et bien de moins en moins préoccupée par la sauvegarde de ces particularismes. Car il faut dire que la vie politique alsacienne apparaît de plus en plus nettement dominée par trois problèmes. La poussée national-socialiste en 1932, la prise de pouvoir par Hitler en 1933, sont autant d’évènements dont les conséquences touchent profondément les Alsaciens, et qui vont peser sur leur vie. Les difficultés économiques ont également des conséquences importantes, vont même entraîner des grèves et de fait, l’agitation ouvrière est de plus en plus importante.</p>
<p style="text-align:justify;">En dernier lieu, les difficultés politiques de la France vont jouer un rôle déstabilisateur : rappelons que les trois grands partis alsaciens, l’UPR, l’APNA et les démocrates souhaitent l’existence d’un pouvoir exécutif fort. Ils voient donc d’un très mauvais œil le ballet incessant de ministères.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Le Volksfront est donc en difficulté et il doit se trouver une nouvelle orientation pour subsister. La petite crise due à la circulaire Guy La Chambre permet de constater que les problèmes traditionnels de langue et de religion persistent et que les Alsaciens restent attachés à leurs particularismes, mais le peu de remous qu’elle occasionne prouve aux plus sectaires que 1933 n’est pas 1924, et que les temps ont changé. Le Volksfront peut-il arriver à vaincre de telles difficultés ? Sa force repose sur l’action d’hommes comme Gromer ou Rossé, qui ne se résignent pas à abandonner l’option de Heimatfront, et qui ont une influence très forte sur leurs sections UPR respectives. Mais tous deux savent, et sans doute Gromer plus que Rossé, que la situation est « difficile »<a href="#_ftn21">[21]</a>, car la majorité au sein de l’UPR est en train de leur échapper.</p>
<p style="text-align:justify;">En effet, après le deuxième Congrès du parti démocrate, le 26 mars 1933, Charles Frey déclare qu’il ne doit pas y avoir de régime particulier en Alsace » et son parti adopte une motion dans laquelle il affirme qu’il « repousse toute ingérence de l’étranger dans les affaires alsaciennes que le parlement français est seul compétent de (sic) régler »<a href="#_ftn22">[22]</a>. L’UPR réagit par le biais de l’<em>Elsässer</em>,  en regrettant simplement que Frey renonce à tout ce qui pourrait servir le régionalisme auquel l’UPR reste fidèle, et il affirme à nouveau son attachement aux « exigences du programme de l’UPR ».</p>
<p style="text-align:justify;">Mais l’article répète que le journal, ainsi que le parti, sont tout à fait d’accord avec de nombreuses propositions et résolutions adoptées par le parti démocrate. Il s’attache notamment à une résolution qui « s’élève contre la conclusion fausse que la langue et la nationalité doivent être placées sur un pied d’égalité et déclare que la grande majorité du peuple alsacien n’a nulle envie de retourner au doux régime allemand »<a href="#_ftn23">[23]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;">On est ainsi bien loin du temps où l’UPR et l’Alsacien s’insurgeaient lorsqu’on leur demandait de se déclarer patriotes et attachés à la France. La situation a donc sensiblement changé, mais les partisans du Volksfront feront tout pour tenter d’empêcher le reclassement des partis politiques.</p>
<p style="text-align:justify;">
<hr size="1" />
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref1">[1]</a> J.O., Débats parlementaires, Chambre des députés, 4 avril 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref2">[2]</a> CF. Annexes ou <em>Das Elsass</em>, IV, p. 578-579.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref3">[3]</a> <em>Elsässer</em> du 28 novembre 1932.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref4">[4]</a> <em>E.K</em>. du 13 juillet 1933 et <em>Elsässer</em> de la même date.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref5">[5]</a> Cf. BAECHLER, op. cit., p.. 459.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref6">[6]</a> Elsässer du 28 juillet 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref7">[7]</a> Elsässer du 25 septembre 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref8">[8]</a> DREYFUS, op. cit., p. 204 sqq.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref9">[9]</a> Poste qu’il occupait jusqu’alors.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref10">[10]</a> ELZ du 23 septembre 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref11">[11]</a> <em>Elsässer</em> du 23 septembre 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref12">[12]</a> Voir 6519/47  Correspondance politique de Joseph Rossé avec Gromer. 1928-1935.</p>
<p style="text-align:justify;">-          10 lettres de Rossé ; réponses de Gromer.</p>
<p style="text-align:justify;">La lettre du 24 septembre 1933 informe de cet épisode. Gromer se livre de bonne grâce à cette action, et ne cache pas qu’il souhaite mettre des bâtons dans les roues à Rossé.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref13">[13]</a> Els. 30 septembre 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref14">[14]</a> Els. K. du 1<sup>er</sup> octobre 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref15">[15]</a> Die Heimat de décembre 1933, p. 275-276.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref16">[16]</a> Résolution de l’APNA.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref17">[17]</a> Cf. BAECHLER, op. cit., p. 460.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref18">[18]</a> Les chiffres proviennent du gouvernement, puisqu’ils sont donnés à la Chambre par le Ministre, cf. J.O. séances des 26 et 27 janvier 1934..</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref19">[19]</a> Cf. cité dans BAECHLER p. 460 les « Flugschriften der Elsässischent Volkspartei“ publiés dans <em>Alsatia</em>. Le tirage est important: entre 17000 et 20 000 exemplaires.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref20">[20]</a> <em>Elsässer</em>, 3 mars 1934</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref21">[21]</a> Fonds Gromer, cote n° 6504/ c Lettre à Ignace Fahrner du 24 juillet 1934.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref22">[22]</a> N. J. Strasbourg, du 27 mars 1933.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="#_ftnref23">[23]</a> Elsässer, du 27 mars 1933.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/homere.wordpress.com/361/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/homere.wordpress.com/361/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/homere.wordpress.com/361/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/homere.wordpress.com/361/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/homere.wordpress.com/361/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/homere.wordpress.com/361/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/homere.wordpress.com/361/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/homere.wordpress.com/361/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/homere.wordpress.com/361/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/homere.wordpress.com/361/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/homere.wordpress.com/361/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/homere.wordpress.com/361/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/homere.wordpress.com/361/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/homere.wordpress.com/361/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=361&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Le vrai salaire d&#8217;un militaire</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 10:23:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Homere</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[bilan social de la Défense]]></category>
		<category><![CDATA[salaire d'un amiral]]></category>
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		<category><![CDATA[salaire d'un militaire]]></category>
		<category><![CDATA[salaire fonction publique]]></category>

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		<description><![CDATA[Après les salaires des enseignants, même si les données commencent à dater, voici les salaires de militaires, repris sur le très intéressant blog &#8220;Secret Défense&#8221; de libération, tenu par M.Jean-Dominique Merchet. Le Bilan social 2008 de la Défense  permet de chiffrer les rémunérations mensuelles des militaires et personnels civils titulaires en chiffres nets. Le tout [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=357&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:justify;">Après les salaires des enseignants, même si les données commencent à dater, voici les salaires de militaires, repris sur le très intéressant blog &#8220;Secret Défense&#8221; de libération, tenu par M.Jean-Dominique Merchet.</p>
<p style="text-align:justify;">Le Bilan social 2008 de la Défense  permet de chiffrer les rémunérations mensuelles des militaires et personnels civils titulaires en chiffres nets. Le tout étant consultable<span class="wp-caption-dd"><span class="wpGallery"> sur </span></span><a class="wp-caption" title="Armées" href="http://www.defense.gouv.fr/sga/content/download/155607/1344954/file/bs2008_chap3.pdf" target="_self">http://www.defense.gouv.fr/sga/content/download/155607/1344954/file/bs2008_chap3.pdf</a></p>
<p style="text-align:justify;">En moyenne, cela donne ceci:</p>
<p>Général/Amiral : 7504 euros</p>
<p>Colonel/Capitaine de vaisseau : 5975 euros</p>
<p>Lieutenant-colonel/Capitaine de frégate : 4594 euros</p>
<p>Commandant/Capitaine de corvette : 3898 euros</p>
<p>Capitaine/Lieutenant de vaisseau : 3338 euros</p>
<p>Lieutenant/Enseigne de vaisseau de 1ere classe : 2718 euros</p>
<p>Sous-lieutenant/Enseigne de vaisseau de 2ème classe : 1940 euros</p>
<p>Major : 2848 euros</p>
<p>Adjudant-chef/Maître principal : 2656 euros</p>
<p>Adjudant/Premier maître : 2458 euros</p>
<p>Sergent-chef/Maître : 2009 euros</p>
<p>Gendarme : 2008 euros</p>
<p>Sergent/Second maître : 1580 euros</p>
<p>Caporal-chef/Quartier maître de 1ere classe : 1576 euros</p>
<p>Caporal/Quartier maître de 2ème classe : 1404 euros</p>
<p>Soldat/Matelot breveté : 1395 euros</p>
<p>Maintenant, vu qu&#8217;il s&#8217;agit de moyennes, des variations peuvent sans doute se rencontrer: j&#8217;ai dans mes souvenirs quelques amis partant à l&#8217;étranger qui gagnaient bien plus que ce qui est affiché ici.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/homere.wordpress.com/357/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/homere.wordpress.com/357/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/homere.wordpress.com/357/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/homere.wordpress.com/357/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/homere.wordpress.com/357/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/homere.wordpress.com/357/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/homere.wordpress.com/357/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/homere.wordpress.com/357/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/homere.wordpress.com/357/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/homere.wordpress.com/357/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/homere.wordpress.com/357/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/homere.wordpress.com/357/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/homere.wordpress.com/357/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/homere.wordpress.com/357/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=homere.wordpress.com&amp;blog=4215476&amp;post=357&amp;subd=homere&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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