Les élections législatives de 1932 en Alsace: entre confrontation et confusion

  1. Les résultats des élections

La campagne de l’UPR se fait essentiellement sur le thème de la défense des intérêts du peuple alsacien face à la crise économique et de la défense de la paix[1]. L’APNA, quant à elle, a beau jeu d’insister sur le danger du mouvement hitlérien et, rappelant les tensions qui ont lieu à l’Université par exemple, met en avant la nécessité de clarifier la situation politique en Alsace, en condamnant l’autonomisme et les alliances passées par l’UPR avec autonomistes et communistes[2].  Il convient à présent de revenir sur les résultats du 1er mai.

Ils sont donnés par le tableau suivant[3] :

Circonscription Votants Dém. APNA UPR Radic. SFIO PCF. Auton. PCal
Bas-Rhin
Erstein 16124 3663 7660 2067 1382 1352
Haguenau 16570 3246 7711 2253 2057 811
Molsheim 15351 1770 10861 (élu) 1390 1330
Saverne 21569 7500 679 991 8117 (Progr.) 554
Sélestat 14756 7564 (élu) 545 918 5109 620
Strasbourg I 18877 4296 1307 820 5876 1035 2784 2759
Strasbourg II 12525 1729 3942 710 5522
Strasbourg-Campagne 23110 8033 2652 2790 3540 5379
Wissembourg 11732 2919 4397 2091 224 1712
Haut-Rhin
Altkirch 12772 3970 7579 (élu) 1221
Colmar 21029 2518 8894 3069 3632 1850 750
Guebwiller 17249 3786 5417 4628 745
Mulhouse 23444 7037 4754 442 8159 2937
Mulhouse-campagne 21049 2487 9582 6045 2290
Ribeauvillé 15537 4680 2892 2501 2483 172
Thann 17255 1611 8622 (élu) 2932 1317

Soit les pourcentages suivants : (en % par rapport aux exprimés)

Bas-Rhin

1928              1932              Différence

Haut-Rhin

1928            1932             Différence

Démocrates 16.1 13.4 - 2.7 13.5 10.0 -3.5
APNA 11.8 +11.8 10.2 +10.2
UPR 25.0 21.6 -3.4 40.4 39.4 -1
Radicaux 3.9 1.7 -2.2 3.7 2.9 -0.8
SFIO 18.9 14.9 -4 18.9 24.1 +5.2
PCF 20.1 8.2 -11.9 13.3 7..8 -5.5
PCAL 8.3 +8.3 0.6 +0.6
Autonomistes 7.5 10.1 +2.6 7.5 -7.5
Progressistes 4.0 5.5 +1.5
Divers 4.5 4.4 +0.1 3.3 4.8 +1.5

Ainsi, au premier tour, il n’y a que quatre élus : Meck à Molsheim, Oberkirch qui bat facilement l’autonomiste Hauss à Sélestat, et dans le Haut-Rhin, les deux UPR autonomisants, Stürmel (Altkirch) et Brom à Thann. L’UPR maintient ses positions, malgré la scission de 1928, puisque le parti obtient 21.6% des suffrages exprimés dans le Bas-Rhin, et 39.4% dans le Haut-Rhin, soit une baisse très faible par rapport à 1928. Ce premier tour est toutefois un échec pour l’APNA, qui ne dépasse pas les 12 % dans le Bas-Rhin. On ne peut manquer de remarquer, toutefois, que la part des voix nationales (APNA, Démocrates, radicaux, SFIO) progresse dans les deux départements, plus sensiblement dans le Haut-Rhin (+ 11.1%). La gauche connaît ceci dit un recul sévère, tandis que les autonomistes maintiennent bien leurs positions.

La préparation du second tour s’engage sur ces éléments et des représentants de l’UPR, de l’APNA et des démocrates se rencontrent le 4 mai à Strasbourg, pour définir une politique commune dans le Bas-Rhin, dans le but de s’opposer au Cartel. Plusieurs décisions seront prises : à Strasbourg I, le candidat UPR est retiré au profit des démocrates, alors que l’autonomiste Schall est maintenu pour le second tour. De la même manière, on soutiendra Wolff contre Dahlet à Saverne et l’UPR soutiendra également Frey qui se présente contre Roos. On ne peut manquer de constater que les liens avec le Volksfront se relâche quelque peu. Cependant, à Saverne, malgré l’accord, l’UPR soutient Dahlet jusqu’à la veille du scrutin et ne transmet le mot d’ordre de voter pour le démocrate Wolff qu’au tout dernier moment ; à Haguenau, aussi, l’APNA maintient sa candidature contre Walter, nous y reviendrons. La situation reste donc relativement confuse. Dans le Haut-Rhin, enfin, on voit apparaître une candidature nouvelle à Ribeauvillé, fruit de l’alliance entre l’UPR et l’APNA, qui désirent contrecarrer la candidature de l’industriel Burrus.

Le second tour délivre les résultats suivants :

Circonscription Votants Dém. APNA UPR Radic. SFIO PCF. Auton. PCAL /Divers
Bas-Rhin
Erstein 12256 101 9249 575 1847 484
Haguenau 14040 1102 8959 299 3401 227
Saverne 20695 8815 307 11516 (progr.) 554
Strasbourg I 20589 6189 8382 1177 4839
Strasbourg II 13643 6192 494 6575
Strasbourg-Campagne 24425 11730 3958 6708 + divers 2029
Wissembourg 12386 116 6843 4243 99 1061
Haut-Rhin
Colmar 22093 11156 8869 1626
Guebwiller 14188 7505 6372 288
Mulhouse 24521 12367 10436 1717
Mulhouse-campagne 21464 11807 8131 1384
Ribeauvillé 11716 4032 Burrus, élu 7593.

Ce qui nous donne la répartition en sièges suivante :

Bas-Rhin

1928              1932              Différence

Haut-Rhin

1928            1932             Différence

Démocrates 1 1 = 0 1 +1
APNA 2 1 -1 1 0 -1
UPR 3 4 +1 5 5 =
SFIO 1 1 = 1 0 -1
PCAL 1 1 =
Progressistes 1 1 =
Indépendant 0 1 +1

En définitive sont élus dans le Bas-Rhin trois UPR, à Erstein (Seltz), Haguenau (Walter) et Wissembourg (Elsaesser qui bat l’APNA Weydmann), un socialiste à Strasbourg I (Georges Weill), un démocrate à Strasbourg campagne (Frey), un progressiste autonomisant à Saverne (Dahlet) et un communiste autonomiste à Strasbourg II (Mourer). Dans le Haut-Rhin, l’UPR conserve ses cinq sièges, alors que le candidat APNA Grumbach est défait à Mulhouse par le candidat démocrate Wallach. Le grand vainqueur de ces élections est l’UPR, qui confirme sa prédominance dans les deux départements : elle conserve ses cinq sièges dans le Haut-Rhin, et en gagne un dans le Bas-Rhin. L’APNA, dont la volonté était de promouvoir une politique catholique-nationale et de faire contrepoids à l’UPR, n’est pas arrivée à ses fins. Avec moins de 12 % des voix dans le Bas-Rhin, elle ne fait reculer l’UPR que de 3,4% des suffrages. Elle n’arrive pas à s’imposer contre les « poids lourds » de l’UPR ; au final, seul Oberkirch est élu. L’APNA peine à ainsi percer dans de nombreuses circonscriptions, l’exemple le plus intéressant pour notre étude étant celui de Haguenau.

Justement, dans le fief de l’aile autonomisante de l’UPR, ville de Gromer et Keppi, où se présente Walter, comment ces élections se sont elles déroulées ?


[1] E.K. du 29 avril 1932.

[2] E.B. du 30 avril 1932.

[3] Voir DREYFUS, op. cit., p. 181.

Camille Dahlet (1)

Dahlet Camille (Saverne 1883 – Brumath 1963).

Camille DAHLET est né le 21 juillet 1883 à Saverne dans une famille qui semble  très francophile puisque son père a présidé la section de Saverne du Souvenir Français, structure chargée de l’entretien des tombes des soldats français.

A l’école Camille DAHLET cotoya René SCHICKELE,Figure emblématique d’une “alsacianité de l’esprit”,  avec qui il restera lié d’une grande amitié puisque ce dernier en fera d’ailleurs le personnage d’un de ses romans sous le nom de François KERN.
Étudiant en pharmacie à Strasbourg, il s’inscrit dans une association d’étudiants alsaciens-lorrains francophiles, et animera la revue Hazweiess (H2S), fondée en 1893 pour les étudiants en pharmacie,  dans laquelle il découvrit sans doute son intérêt et son talent pour le journalisme.

C’est de cette époque que datent également ses convictions européennes et sa passion pour la culture alsacienne. Il fera aussi partie de ces Alsaciens qui fêteront régulièrement, et souvent au grand jour, le Quatorze Juillet, ce qui lui valut bien entendu  des ennuis avec les autorités prussiennes, très promptes à réagir à ce genre de provocations.

Vie politique
C’est en 1919 qu’il apparaît véritablement sur la scène politique. Il se signale alors par des articles très critiques vis-à-vis de l’Administration française dans le «Strassburger Echo» d’abord, puis dans « La République », organes du parti radical socialiste dont il sera un temps rédacteur en chef.
Malgré et peut-être à cause de son profond attachement pour la France, il sera ainsi le premier à protester contre les injustices, à dénoncer les scandales et les “erreurs” du pouvoir central français dans la Province. Il aura toujours à cet instant à coeur de défendre le point de vue et les intérêts alsaciens et la participation des Alsaciens à la gestion de leurs affaires.
Il s’élèvera avec véhémence et conviction, dans des articles restés célèbres, contre l’éviction des fonctionnaires alsaciens, contre les commissions de triage, contre les spoliations, bref  contre ce que l’on qualifiait de “colonisation” de l’Alsace à l’époque de la part des “planqués” venus de “l’intérieur” (qui bénéficiait d’une prime).

L’autonomisme

Camille Dahlet  sera le premier parler de « Heimatrechte », et il deviendra une des figures de proue du mouvement autonomiste dans la région. En cette même année de 1919, on le retrouve membre du parti radical dont il animera l’aile régionaliste. Nos travaux permettent, en pointillés, de montrer son influence sur la mouvance autonomiste dans la période.

Le Volksfront (9) Echecs et oppositions au Heimatfront

b) Les Zeitfragen de Didio

A cet instant, l’on assiste pourtant à plusieurs débats au sein même de la mouvance autonomiste. En effet l’on craint que certains n’abandonnent l’idée première de l’autonomisme, à savoir la défense des particularismes alsaciens, pour entraîner l’Alsace dans l’autonomie administrative. De fait le groupe autonomiste de Dahlet ne manque pas de critiquer certaines tendances germanophiles : « les Heil, Wurtz et Roos n’ont aucun désir de servir l’Alsace ou de conserver aux Alsaciens le bilinguisme dans le cadre de la République, de travailler en faveur de la réorganisation administrative ou d’aider à l’échange culturel avec nos voisins. Si vraiment ils voulaient cela, ils n’auraient pas besoin des conseils des docteurs Ernst, Gilg et Hanhardt [1] ».

De même, les critiques de l’Evêque, les élections de mai 1929, ainsi que les échecs de Rouffach et Ribeauvillé renforcent, à l’intérieur de l’UPR, un courant hostile à la politique du Volksfront et favorable à un rapprochement avec l’APNA, dans le but de mener une politique plus réaliste sur la question alsacienne. De fait, certains signes montrent que les interventions de l’évêque ne sont pas restées sans effet et que la politique du Volksfront ne fait pas l’unanimité dans les milieux catholiques. Citons pour exemple, les difficultés importantes que connaît l’Elsässer depuis la création de l’Elsässer Bote, puisque son tirage diminue de près de 6000 exemplaires à 16 000 (contre 18 000 pour son concurrent). De même, le chanoine Didio, peu favorable au Volksfront, voit son influence grandir au sein de l’UPR. Une nouvelle orientation du journal l’Elsässer, après le décès de Mgr Muller-Simonis, va permettre au chanoine de rédiger un nouveau supplément mensuel, intitulé « Zeitfragen » (Questions actuelles), qui parait après janvier 1930. Didio entend par ce biais aborder toutes les questions politiques, sociales et culturelles, afin « de poser en termes nouveaux et non polémiques les problèmes alsaciens »[2]. Dans le premier numéro, il relance la discussion sur le régionalisme en proposant la réunion d’Etats généraux du régionalisme, où l’on aurait pour tâche de mettre au point des propositions concrètes d’organisation régionale. Ce faisant, il espère faire sortir les Alsaciens d’une opposition « stérile et sans issue ».

Le 16 février 1930, lors de l’Assemblée générale de l’UPR,  Didio est chargé du principal exposé sur la politique alsacienne.

Il fait voter une résolution qui rappelle l’attachement des délégués de l’UPR au programme régionaliste du parti, programme « parfaitement compatible avec l’intérêt national », et met en avant la priorité des intérêts religieux dans la détermination de la tactique du parti : » nous voulons qu’aujourd’hui comme par le passé, les intérêts religieux aient la priorité qui leur revient de droit. C’est pourquoi nous considérons de notre devoir de combattre en premier lieu les partis qui placent en tête de leurs revendications politiques l’introduction de la laïcité et l’anticléricalisme [...] La défaite des majorités anticléricales et antireligieuses des mairies de Strasbourg et de Colmar n’a certes pas porté préjudice à nos intérêts religieux[3] ».

Il y a ici une différence profonde par rapport au programme du Volksfront : comme nous l’avons fait remarquer, Gromer et les partisans du Volksfront tentent de trouver avec les autonomistes et les communistes alsaciens un terrain d’entente qui permette de défendre le particularisme culturel, institutionnel et économique tout en laissant de côté ce qui serait susceptible de diviser les trois tendances, en particulier les questions religieuses. Ce rassemblement ayant pour but d’obtenir un statut régional qui garantisse ce particularisme. Or, la priorité de Didio est de redonner la primauté aux intérêts religieux, et toute alliance de l’UPR doit être subordonnée à ce principe. Et dès lors, s’il s’avère que le Volksfront ne se révèle pas être la meilleure façon de défendre les intérêts religieux, il faudrait changer de tactique.

L’aile gauche du parti est furieuse, Gromer parlant de « trahison », admonestant Walter pour son manque de volonté politique[4]

Mais le chanoine provoquera une agitation bien plus grande lorsqu’il publie, dans les « Zeitfragen » de juin 1930, un article intitulé « Aus dem Turm heraus[5] », dans lequel il invite les Alsaciens à sortir de leur « tour d’ivoire » culturelle, dans laquelle ils sont restés trop longtemps, se coupant des grands courants culturels. En effet, dit-il « il n’existe pas de culture alsacienne, mais un particularisme alsacien dans la culture [...] Ce particularisme vient surtout du fait que l’Alsace a d’abord été un pays allemand puis une province française, même un département français, puis un demi-siècle de Reich, et de nouveau partie intégrante de l’Etat français, sans avoir trouvé une organisation politique qui corresponde entièrement à sa culture[6] ». S’il nie l’existence d’une culture alsacienne, ne reconnaissant qu’un particularisme alsacien, il reconnaît un problème culturel en Alsace, dû selon lui au fossé grandissant entre les élites gagnées par la culture française, et le peuple qui ne comprend que l’allemand. Il ajoute à cela le problème des générations, la nouvelle génération étant de culture française, tandis que l’ancienne gardait sa culture allemande. Pour lui, l’Alsacien a l’avantage de pouvoir apprécier sans préjugés les deux cultures, et c’est ce privilège qu’il faut développer, dans le but de devenir un médiateur entre les deux peuples. En niant la réalité d’une culture alsacienne, il remet en cause un des éléments fondamentaux du Volksfront. Les réactions de la presse nationale sont enthousiastes ; ainsi le journal Le Temps[7] pour qui « les articles de l’Elsässer font s’effondrer entièrement les bases intellectuelles que l’on voulait donner à l’autonomisme. Il ne reste qu’un particularisme, peu différent en somme de celui des autres régions françaises » et qui retient « le conseil donné à la jeunesse alsacienne de sortir de la « tour d’Ivoire » que l’autonomisme prétendait dresser dans nos départements recouvrés et de se mêler davantage à la vie intellectuelle de la grande patrie ». Il conclut en affirmant que «M. le chanoine Didio[...] porte un coup qui devrait être décisif[aux autonomistes] en proclamant que rien ne justifiait leur action, que cette dernière n’avait pas la moindre base intellectuelle et que les agitateurs mentaient, en définitive, à leurs compatriotes ».

Didio répond dans un entretien à l’Elsässer[8] que la presse de l’intérieur avait mal compris ses intentions, et faisait toujours l’erreur de confondre autonomisme et séparatisme. Il souligne par ailleurs les difficultés pour l’Alsace d’obtenir la reconnaissance de son particularisme culturel.

Les autonomistes, dont Gromer et l’abbé Zemb protesteront fortement.

Zemb reprochera notamment à Didio de donner l’impression que les Heimatrechtler pratiquent une politique de clocher[9]. Le fait que Didio apparaisse de plus en plus nettement en faveur d’une évolution dans le sens d’une intégration progressive à la culture française, sans toutefois fermer les portes à la culture allemande ne satisfait guère les milieux autonomisants. En avril 1931, Didio ira encore plus loin puisque pour lui, dans le domaine politique comme dans le domaine culturel il doit y avoir assimilation progressive. Le seul domaine qui ne peut connaître d’assimilation est le domaine religieux, la défense des institutions religieuses étant justement la priorité qu’il assigne à l’UPR. Les partisans du Volksfront, qui refusent l’assimilation politique et culturelle et laissent provisoirement les questions religieuses de côté, réagissent à nouveau par l’abbé Zemb[10], qui rappelle que « La concentration sur la Heimat n’est pas seulement un héritage de l’époque allemande, mais une réaction contre la politique erronée de l’Etat français [...].Cette réaction a pris une grande importance, parce qu’elle a alors réveillé le souvenir de l’époque particulariste d’avant guerre ». Il estime, tout comme Gromer le faisait, que cette réaction ne peut cesser que si l’Etat donne « une nouvelle orientation à sa politique » Léger[11] estime également, dans l’Unterländer du 27 juin, qu’il n’existe pas de politique de rechange, et que le maintien du Volksfront est une priorité : « Notre souci sera et restera toujours de ne pas nous laisser détourner de l’essentiel, ou même de mettre en danger le plus urgent, par de telles discussions. Il s’agit de lutter pour nos droits religieux, culturels et linguistiques. Ce qui ne peut se faire efficacement avec et avec des résultats concrets dans la situation actuelle, que si nous accueillons en amis et compagnons de lutte pour l’Alsace, tous ceux qui se trouvent sur le même chemin, pour le même but ».


[1] République, 16 février 1930

[2] BAECHLER, op. cit., p.443 et sqq.

[3] Elsässer du 17/ 02/1930.

[4] 6519/59  Correspondance politique entre Michel Walter et Gromer. 1926-1934 Lettre du 27 février 1930

[5] Il reprend ici le titre d’un article de Julius Bachem dans les Historisch-Politische Blätter de mars 1906, qui appelait le Zentrum à sortir de sa « tour d’Ivoire confessionnelle » pour s’ouvrir à d’autres milieux politiques.

[6] Elsässer, 6 juin 1930

[7] Le Temps du 17 juin 1930

[8] Entretien du 18 juin 1930

[9] « Zeitfragen » de juillet 1930.

[10] « Zeitfragen » de juin 1931

[11] Pseudonyme de Ritter selon M. Baechler.