Les vidéos des manifs suite à la visite de Mme Pécresse à Strasbourg

Vidéo des DNA:

Avec l’intervention de M.Alain Beretz président de l’UDS,, contrarié par la tournure des évènements.

Autres vidéos


Vocabulaire de la mondialisation… (pour se mettre à jour…)

Globalisation :

Terme datant de 1983 forgé par Théodore Levitt d’Harvard, et concernant seulement la sphère financière. Désigne la convergence progressive des marchés. Plus tard Kenichi Ohmae popularise le concept en englobant toutes les chaînes de production industrielle. Il met alors l’accent sur la stratégie planétaire des firmes qui tendent à devenir globales (NY, Londres, Tokyo), où siègent la plupart de ces firmes. La globalisation, c’est mettre en symbiose absolue tous les acteurs du monde. En effet, on considère qe les globalisation constitue la dernière étape de l’actuelle mondialisation, avec la mise en réseau de la production et de l’information, l’installation d’un maillage étroit de connexions des processus de gestion et de production.

GlobaliZation :

En anglais le terme prend un « z ». Le sociologue Pierre Bourdieu utilise volontairement ce franglais pour souligner l’origine anglo-saxonne du terme ; et la domination américaine qu’il dénonce.

Occidentalisation :

Le mot fait référence à la diffusion des modes de vie et des modèles culturels occidentaux       (Europe-Amérique du Nord) Voir ouvrage de Latouche.

Américanisation :

Le terme a un sens péjoratif. Dès le XIXe siècle, Baudelaire et les frères Goncourt l’emploient pour désigner le « mal » venu des Etats-Unis, pervertissant les « valeurs françaises ».

Glocalisation :

Néologisme qui met l’accent sur la double articulation globale et locale des productions sur l’enchevêtrement et les tensions entre le local et le global, l’opposition entre enracinement/identité et mondialisation.

L’expression «  thnink global » et « act local » est à connaître.

Anti/ alter mondialisme :

Mouvement de contestation et de rejet de la «  mondialisation libérale » et de la « marchandisation » de la planète dénonçant les désastres écologiques, diabolisant la superpuissance américaine… et qui puise à divers sources idéologiques.

Nouvelle économie :

Terme apparu dans les médias, et mettant en évidence le rôle des TIC. La nouvelle économie s’oppose à l’ancienne (fondée sur les matières premières, les mines…), avec une économie qui change de nature (rôle de l’informatique, d’Internet…)

Paradoxe de Solow :

On voit des PC partout mais ils n’apparaissent pas dans les statistiques, ce qui inclut qu’on ne voit pas le lien entre informatique et croissance globale, lien qui pourtant est fort ! La nouvelle économie a effectivement comme moteur de croissance les ordinateurs, éléments incontestables de la productivité.

Aux Etats-Unis, un point de la croissance du PIB est lié au gain de productivité acquis grâce aux TIC et à l’informatique ; contre 1/3 des points pour la France.

Productivité :

Rapport entre une production donnée et les facteurs mis en œuvre pour la réaliser. Plus l’économie est productive en combinant ces facteurs, plus elle produit à meilleur coût donc est concurrentielle.

Facteurs de production :

Eléments utilisés dans le processus de production pour créer un bien (travail, capital, technique)

Gains de productivité :

Deux manières :

Ø      soit on produit plus avec les mêmes quantités de facteurs de production (combinaison productive)

Ø      soit on produit autant avec moins de facteurs de production.

Ce sont donc les gains pourchassés par les entreprises, avec un art d’améliorer l’efficacité des facteurs de production. Ces gains sont alors redistribués :

  • aux employés avec augmentation des salaires
  • aux consommateurs avec baisse du prix
  • dans un système de capitalisation des gains de marché par réserve
  • pour acquérir des parts de marché donc avoir une aire de vente plus large
  • dans un système de réserve ou versements sous forme de dividendes aux actionnaires

Valeur ajoutée :

Différence entre la production et la consommation intermédiaire. Voir VA/ actifs ou VA/ unité de production.

Augmentation des gains de productivité :

Il convient de faire un nouveau produit plus moderne, donc de mettre sur pied une nouvelle organisation du travail (taylorisme, fordisme, toyotisme).

Investissement Direct à l’Etranger :

Ø      Investissement direct : dans le pays avec création d’entreprises et usines nouvelles à l’étranger (Michelin au Maroc), on peu également investir dans une firme étrangère en rachetant une partie de son capital avec prise de participation qui deviendra un investissement direct si elle répond à un montant égal ou supérieur à 10% des intérêt. Enfin on peut acheter des investissements pour contrôler l’entreprise, et l’intégrer dans la chaîne de production de la firme.

Ø      Investissement indirect : création d’une entreprise.

On réinvestit les bénéfices faits par une firme sur place (développement des usines ou nouvelles machines), ou par une opération entre maison mère et filiale, sous forme de prêt, d’avance ou d’augmentation du capital.

Investissement de portefeuille :

Se fait sous la forme d’achat d’action avec comme optique d’avoir une rente et d’en tirer des bénéfices.

Biographies alsaciennes (3) Haegy Xavier (Hirsingue 1870, Colmar 1932)

Prêtre, journaliste, homme politique. L’un des hommes les plus controversés de son temps. Il a pourtant occupé pendant plus d’un demi siècle une place de premier plan dans l’échiquier politique Alsacien.

Né en 1870, dans une famille de paysans aisés. En 1884 il entre au Petit séminaire de Zillisheim, puis fréquente de 1887 à 1892 le Grand Séminaire de Strasbourg, puis il sera envoyé en Allemagne pour faire des études supérieures. Comme nombre de prêtres en Alsace, il suit l’enseignement d’Hermann Schell, qui le marquera profondément. Ordonné prêtre en août 1895, il est d’abord nommé vicaire à Thann, bien qu’il attende un poste d’enseignant au Grand Séminaire.

Mais en 1897, l’abbé SIPP demande à Haegy de prendre la direction de l’Oberelsässische Landeszeitung. Puis en 1900, Haegy prendra la tête d’un autre journal catholique, l’Elsässer Kurier, dont il sera directeur jusqu’à sa mort le 11 mai 1932.

En 1918, il prend la succession de CETTY à la direction de la Société d’Edition Alsatia, ce qui fait d’Haegy le président du conseil de surveillance et le directeur politque du groupe de presse qui édite en 1918 six journaux auxquels se rajouteront plusieurs autres, rachetés ou lancés. La Société Alsacienne d’Edition publie également plusieurs revues, dont la plus célèbres est sans conteste Die Heimat, qui se révèle être un formidable outil pour la connaissance de l’Alsace de l’Entre-deux-guerres.

C’est dire la puissance que représente l’abbé Haegy. Il s’engage également dans l’action sociale, tout d’abord sous la férule de l’abbé Roellinger, très lié au mouvement des œuvres ouvrières catholiques, et pionnier du catholicisme social en Alsace. En lançant en 1898 à Mulhouse le premier Diskutiertklub, il vise à former des hommes capables de combattre les organisations ouvrières sur leur propre terrain en leur donnant de solides connaissances générales, tout en les initiant aux techniques de l’agitation et de la propagande. Le mouvement connaîtra un  tel essor que l’on peut le considérer comme le véritable creuset du syndicalisme chrétien en Alsace. Cette action sociale sera poursuivie dans l’après-guerre.

Il est aussi très actif au niveau politique. C’est tout d’abord un partisan convaincu de la création d’une organisation politique de masse des catholiques alsaciens. Il participe ainsi à la formation du Zentumsverein de Colmar, et s’opposera à l’adhésion au Zentrum allemand, en compagnie de Hauss, Delsor, Wetterle. Il fera ainsi parti de la minorité qui souhaite que le Centre alsacien-lorrain abandonne sa dénomination pour redevenir l’Elsass-Lothringische Landespartei, il défendra par ailleurs le principe d’une alliance commune pour la défense du particularisme alsacien. Il va même jusqu’à défendre l’idée de l’Alsace comme nation dès 1911.

Après la guerre, il poursuit inlassablement la lutte pour la défense des intérêts de l’Eglise en s’appuyant sur une population alsacienne qui concevait l’Eglise comme seule garante de l’identité de la région. Il conçoit sa mission comme une défense permanente des « institutions et traditions religieuses de l’Alsace », et considère que « les catholiques en Alsace ont à défense l’âme de leur patrie, de la catholique Alsace contre les attentats de ce laïcisme et des dangers terribles qu’il suspend sur nos têtes »[1]. Ce sont ces considérations qui le rangent au sein de l’UPR parmi les proches de l’autonomisme, et des idées de Gromer.

Pourtant, contrairement à ce dernier, il ne signera pas le Heimatbund, considérant qu’il divise les catholiques. La défense du catholicisme alsacien est la valeur qui détermine toutes les propositions de Haegy. Pour lui, tout les « catholiques doivent se placer du point de vue que celui qui refuse de donner des garanties élémentaires que tout citoyen catholique doit exiger, est un ennemi juré des intérêts religieux, qui veut l’exclusion de l’Eglise et la suppression de l’influence religieuse sur la société. A ce candidat, aucun catholique ne peut donner sa voix, quelle que puisse être la situation électorale, même si un communiste ou un anarchiste est élu ; car on n’a plus dans ce cas à démontrer où est le plus grand mal. Le plus sérieux avantage pour la liberté religieuse pourrait être atteint par un détour à travers le communisme. Les anti-cléricaux français, la bourgeoisie franc-maçonnique apprendraient à traiter les catholiques d’une façon différente et se convaincraient qu’on a besoin de la population catholique, qu’on n’est pas assez fort sans elle »[2].

Cependant, si le magister moral, intellectuel et politique de l’abbé Haegy est considérable en Alsace, il n’occupera pas que des mandats politiques limités : il représente de 1919 à sa mort le canton de Neuf-Brisach, et participera au Conseil consultatif d’Alsace-lorraine.

cf. NDBA


[1] BAECHLER, op. cit., p. 593.

[2] Cité dans LA France de l’Est, 7 octobre 1929

Pour expliquer la crise…

http://picasaweb.google.com/rue89.com/Babasubprime?pli=1#slideshow

Le site d’informations Rue89 a traduit et mis en ligne une petite BD très instructive qui circule parmi les cercles financiers afin de détendre l’atmosphère…

Ils sont quand même gonflés…

La phrase du jour…

Les banques françaises ne sont pas à l’abri de difficultés si une grande banque européenne défaillait.”

Aie, Monsieur Fillon vient de livrer, dans les Echos, sa vision de la crise: ” équivalente à celle de 1929 qui se cumule avec un choc pétrolier proche de celui de 1973“. Et d’affirmer, donc que les banques françaises ne sont pas aussi fiables que l’on nous donnait à penser depuis plusieurs jours.

Bien entendu, hier soir sur France 2, M. Jean-Claude Trichet s’est bien gardé de répondre clairement quand Pujadas lui demandait si les banques françaises étaient en danger. Il est évident qu’elles le sont, dans notre économie mondialisée, et l’on peut rendre un petit hommage à notre premier ministre qui ne cache pas les difficultés… Maintenant, faut pas se leurrer, l’Etat ne peut pas tout, et les politiques passées ne permettent pas à l’Etat d’intervenir aussi fortement qu’il le devrait: on a vidé les caisses…

Quant à la BCE, on peut déjà remarquer que l’euro est attaqué: il valait hier à 18 heures 1,4080 dollar contre 1,4432 dollar lundi vers 23 heures. Ce matin il est un peu reparti pour 1,41 mais il sera intéressant de voir ce qu’il adviendra à l’avenir de notre devise, c’est l’un des éléments primordiaux…

Maintenant, on sait très bien ce qui est également susceptible de contrer l’arrivée d’une crise: la confiance. Oui, on va continuer à nous marteler dans les jours à venir qu’il faut confiance garder et surtout, surtout ne pas se ruer sur nos banques pour chercher notre petit pécule! Il est toujours intéressant de constater que les conneries et spéculation que les banques font avec notre argent nous mettent en difficulté, mais que ce sont les petits épargnants, qui, dans une certaine mesure, empêche une forte crise!

En dernière minute, on apprend que la Caisse d’épargne serait en difficulté, puisqu’elle aurait besoin de plus de 6,5 milliards d’euros pour effectuer une recapitalisation… De fait le bénéfice net de la banque a baissé de près de 98,5% au premier semestre 2008, à cause de la crise, semble-t-il…

Caramba, ça chauffe :)

Voici le communiqué de presse de la Caisse d’épargne…:

Le Groupe Caisse d’Epargne dément catégoriquement les allégations infondées du Canard Enchaîné et déjà contestées à plusieurs reprises auprès de la rédaction du journal avant publication de l’article.
Dans le contexte actuel de crise financière, cet article relève clairement d’une intention de nuire au Groupe Caisse d’Epargne, à ses collaborateurs, ses sociétaires et ses clients.
La Caisse Nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) rappelle que sa solidité financière, mesurée par son ratio de solvabilité Tier 1 (8,63 % au 30 juin 2008 ), est l’une des meilleures des banques françaises.
Le conseil de surveillance de la CNCE a conforté le directoire dans sa volonté de prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des intérêts du Groupe face à ces allégations.