Vidéo des DNA:
Avec l’intervention de M.Alain Beretz président de l’UDS,, contrarié par la tournure des évènements.
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Avec l’intervention de M.Alain Beretz président de l’UDS,, contrarié par la tournure des évènements.
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2000 manifestants (enseignants-chercheurs, personnel de l’université, étudiants…) étaient présents devant la palais universitaire pour protester contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs.
Les manifestants, en majorité des étudiants et des enseignants-chercheurs donc, se sont rassemblés devant le Palais universitaire où se trouvait la ministre en scandant des slogans tels que «Pécresse, la recherche régresse», «Pécresse fac off», «Pécresse démission»…
Sur les marches du Palais universitaires, alors que les manifestants essayaient de rentrer, les quelques policiers en civil ont rapidement été débordés. Des échanges de coups se sont produits avant qu’un peloton de CRS n’intervienne et ne donne la charge utilisant gaz lacrymogènes et matraques pour disperser les manifestants du parvis du palais u. Des jets de chaussures (la chaussure devient un vrai symbole…) et d’oeufs se sont produits contre les vitres du Palais universitaire à ce moment là…
Selon les DNA “A 11h40, le président de l’Université de Strasbourg, qui doit être inaugurée par le ministre ce matin, a été alerté des incidents et s’est précipité à l’entrée du Palais universitaire pour constater les faits. Il a essayé de calmer les esprits et est intervenu auprès des forces de police pour demander des explications.”
La tension semble rester forte, devant l’afflux de policiers. Vu que les forces de l’ordre ont failli être débordée par les manifestants (alors que le succès de la manifestation était prévisible…), le préfet va peut être connaître le même sort que son collègue de Saint-lo…
Oui, … sans commentaire…
Et la tribune parue dans le journal “Le monde” le 30 janvier par MARIE PASCALE D., Chercheuse au CNRS
“J‘ai étudié pendant 10 ans et trouvé un métier que j’aime. Je suis chercheuse en génétique moléculaire, une profession que j’exerce depuis 20 ans. Je connais mon métier, je maîtrise les technologies afférentes, réponds à des appels d’offre, gère mes budgets, forme des étudiants, je donne des conférences, j’apprends tous les jours.
C’est un métier difficile, compétitif, particulièrement pour les femmes, fait de petites joies ou de grandes découvertes, mais aussi d’échecs et de remises en question incessants.
Mon parcours est similaire à celui de beaucoup d’autres. Nous sommes 50 à 100000 chercheurs et enseignants du supérieur diplômés d’un doctorat en France qui travaillons pour des organismes publics (Universités incluses). Les 12 000 chercheurs du CNRS font essentiellement de la recherche fondamentale, couvrant l’essentiel des domaines de la connaissance humaine.
En tant que chef d’équipe, je décide du choix des sujets et de l’orientation des recherches dans mon laboratoire. Mon but est d’élargir le champ des connaissances dans mon domaine de spécialisation. Je le fais en fonction de ce que je sais, et des travaux publiés par d’autres. Je le fais aussi en concertation avec les étudiants ou chercheurs qui viennent renforcer ma puissance de travail. Et je réoriente continuellement mes projets selon les résultats que nous obtenons.
Les crédits pour financer ces recherches sont obtenus en répondant à des appels d’offre, ce dont je m’occupe en mettant en valeur dans mon activité ce qui présente la meilleure adéquation avec les thèmes mis à concours. La sélection de mes projets souligne leur intérêt, leur valeur, mais aussi leur faisabilité et la reconnaissance de mon aptitude à les encadrer. Sans contrats, un labo ne peut fonctionner, les crédits octroyés par le CNRS ou l’Université, via le Ministère de la Recherche, l’Etat donc, sont trop misérables ; la biologie moléculaire est une science onéreuse (moins que la physique cependant).
Notre activité professionnelle est continuellement évaluée au travers de rapports d’activités adressés régulièrement à nos employeurs ou aux organismes contractualisateurs, au travers aussi des diverses formes de communication que nous devons emprunter, articles scientifiques, conférences, participation à des colloques, discussions avec des collègues. Réciproquement, je suis régulièrement amenée à évaluer les travaux de mes collègues, lorsque je siège dans des commissions, participe à des jurys, quand j’expertise des projets, ou que l’on me demande de juger des articles, soumis à publication internationale, dont la proximité avec mes centres d’intérêt me donne le droit de les accepter/refuser selon leur qualité.
Bien que chargée de nombreuses responsabilités au niveau organisation, administration, encadrement, enseignement, direction de l’équipe, j’ai réussi à continuer de « maniper », comme nous disons. Tous les jours, j’extrais des ADN, les analyse, les ré-introduis en bactéries, ou autres organismes, sélectionne les organismes ainsi modifiés, étudie les modifications que confère cette transformation. Ce travail est précédé d’études bibliographiques, de recherches dans des bases de données pour identifier les gènes ou fonctions qui nous intéressent. Et puis quand un résultat intéressant sort, on l’étaye, le confirme, le contrôle, le vérifie, et si c’est solide, on rédige un article (en anglais bien sûr, langue que tout chercheur se doit de pratiquer couramment à l’écrit comme à l’oral). Je documente, analyse les données et les mets en forme. pour le soumettre à publication dans une revue dont l’audience internationale reflète la qualité de ce qu’on a trouvé.
L’accomplissement de chaque étape de ce travail me procure un profond sentiment de satisfaction. Je connais beaucoup de chercheurs, de simples collègues à amis, nous partageons à peu près cette vision de notre profession, ces convictions. C’est notre vie.
Alors quand j’entends ça :
« Mauvais, non performants, archaïques, idéologues, partisans, conservateurs, aveugles, refusant de voir la réalité, immobilistes, ayant des mentalités à changer, installés dans le confort de l’autoévaluation et travaillant dans des structures obsolètes, archaïques
et rigides.” Voici les termes que Nicolas Sarkozy a utilisés dans son discours du 22 janvier 2009, pour dire ce qu’il pense de nous et de nos institutions. Et il a ajouté :
« N’y a-t-il pas urgence à en finir avec une organisation désastreuse. Les organismes de recherche doivent opérer leur transformation en agence de moyens »
J’ai très très mal.”
Un peu plus de 400 étudiants se sont rassemblés, cet après-midi au Palais universitaire de Strasbourg, pour préparer la journée de manifestation du 5 février, ceci dans le but d’éviter tout débordement. En effet, ce jeudi, comme nous l’avions annoncé, la ministre Valérie Pécresse doit se rendre à Strasbourg pour participer au lancement officiel de l’Université de Strasbourg.
Il a été décidé qu’une manifestation serait organisée devant le palais universitaire. Les personnels de l’Université de Strasbourg (UdS) et les étudiants se rassembleront donc à 8h dans le quartier de l’Esplanade sur le parvis de la faculté de droit pour se rendre ensuite devant le Palais universitaire pour “accueillir” la ministre.
A l’intérieur, lors de la cérémonie d’inauguration qui doit débuter à 11h, après une animation qui démarre elle à 10h, une délégation d’enseignants-chercheurs de l’appel de Strasbourg souhaite remettre une pétition de 2.000 signatures à Valérie Pécresse. Pétition qui marque le désaccord contre la masterisation du CAPES et contre le décret réformant les statuts des enseignants chercheurs.
Le Programme de la journée est disponible sur: http://www.unistra.fr/evenements-lancement.pdf/
Dans le même temps, le mouvement de grève continuait à s’étendre. L’UFR d’art a ainsi voté la grève, comme les enseignants de droit, de mathématiques, de lettres, d’informatique, de langues étrangères appliquées et de géographie… ceux d’Histoire ont déjà en grande partie rejoint la contestation.
Deux assemblées générales étudiantes se tiennent ce mercredi ; à 13h, au Patio à l’ancienne université Marc-Bloch, à l’invitation de l’UNEF ; une deuxième assemblée générale se tient mercredi également à 15h, au Palais Universitaire. Ces deux assemblées générales organisées un même jour témoignent des inévitables divisions au sein du mouvement étudiant.
A l’Université et à Strasbourg, beaucoup de monde s’interroge sur la venue du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, jeudi, à la cérémonie d’inauguration de l’Université de Strasbourg. De fait, alors qu’elle est en concurrence avec M. Karoutchi dans les primaires UMP pour les régionales en Île-de-France, une visite ratée à Strasbourg fragiliserait sans doute sa campagne… ( ?)
Dans les services du ministère, à Paris, on indique aujourd’hui en fin d’après-midi que ce voyage aura bien lieu et figurait au programme du ministre, mais la visite ne figure toujours pas dans son agenda en ligne…
Un millier d’étudiants, d’enseignants et de personnel administratif de l’Université de Strasbourg (UDS qui rassemble donc les trois anciennes universités de Strasbourg, ce qui en fait la plus grande université de France… sur le papier et pour l’instant) se sont retrouvés en assemblée générale, hier, à l’ancienne université Marc-Bloch à Strasbourg, dans le but de protester contre la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche et de réfléchir à de futures actions.
L’assemblée générale a décidé d’une manifestation jeudi 5 avril, jour de la venue à Strasbourg du ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, dont l’organisation devrait être mise en place aujourd’hui.
Cette manifestation mobiliserait enseignants et étudiants et personnel de l’UDS. Elle pourrait prendre son départ en matinée, dès 8h, du parvis de la faculté de droit touchée aujourd’hui par une grève des cours et se diriger vers le Palais universitaire. En assemblée générale, on discutait encore cet après-midi de l’heure de départ de la manifestation.
Les participants à l’assemblée générale ont également évoqué la possibilité d’une occupation de Palais universitaire dès la veille ou le jour de la venue du ministre. Il s’agit là d’un point qui fait bien entendu débat… Mais il n’en reste pas moins que la visite de Mme Pécresse devrait être agitée.
Toujours à Strasbourg, un “freezing”, une forme démonstrative de manifestation qui consiste à rester figé pendant plusieurs minutes, s’est tenu hier à midi place Kléber.
Une bonne centaine de manifestant s’y sont rassemblés, dont le doyen de la faculté d’Histoire.
La ministre, quant à elle, persiste en déclarant que “retirer le décret serait un recul” et qu’il est important de réformer le statut des enseignants chercheurs dont les nominations se font “souvent” dans le flou le plus total. Mais si elle continue à manier la provocation en prenant de haut “ces chercheurs [qui]n’ont certainement pas lu le décret” (ce serait tout de même un comble…) il n’est pas sûr qu’elle arrive à atténuer les tensions. Mme la ministre va toutefois rencontrer demain soir une nouvelle fois la Conférence des présidents d’université à 18h30 avant de se rendre à Strasbourg (mais il est intéressant de constater que son agenda en ligne s’arrête pour l’instant à mercredi…)
Il reste la question de la mobilisation étudiante, mobilisation que les enseignants cherchent à déclencher ces derniers jours. Elle sera sans doute importante pour les étudiants qui se destinent à devenir prof, tant la réforme du CAPES et la masterisation du concours restent floues et ineptes. L’UNEF anonce d’ores et déjà une forte mobilisation.
Article du nouvel Obs en ligne:
“La Coordination nationale des universités a annoncé jeudi 22 janvier appeler à une grève “illimitée” dans les universités à partir du 2 février si le gouvernement n’a pas retiré d’ici-là le projet modifiant le statut des enseignants-chercheurs et la réforme de la formation. “Si le ministère ne retire pas, sans préalable, le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs (et) la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré, l’Université française se mettra en grève totale, reconductible ou illimitée le 2 février”, selon la motion adoptée à l’unanimité moins trois voix contre.
“Politique d’affaiblissement structurel”
En “condamnant” la “politique d’affaiblissement structurel” du supérieur et de la recherche et “la précarisation des personnels de toutes catégories”, cette Coordination “exige” aussi “le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient toutes les mobilisations en cours”.
Elle s’est réunie jeudi en assemblée générale à l’université Paris-I. Selon les organisateurs, étaient présents des membres de 46 des 85 universités françaises, des représentants de plusieurs sociétés savantes, d’associations comme Qualité de la science française (QSF), Sauvons la Recherche (SLR) ou Sauvons l’Université (SLU) et des chercheurs précaires.
Des représentants de plusieurs syndicats étaient également présents.
Transfert de gestion aux universités
Le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, préparé par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, doit concrétiser le transfert de la gestion de leurs carrières aux universités.
Lors de l’assemblée générale, ses opposants ont dénoncé les risques que leur soient imposées davantage d’heures d’enseignement et les possibilités d’arbitraire de la part des présidents d’universités.
Ils veulent en outre que le Conseil national des universités (CNU) conserve son rôle actuel dans la gestion des carrières, et jugent de façon générale que leur statut risque de perdre son caractère national.
D’autres grève à venir
L’universitaire en veut pour preuve que cette opposition va des syndicats de gauche Snesup-FSU ou Sud-Education, traditionnellement revendicatifs, au syndicat AutonomeSup, classé à droite, ou au collectif Défense de l’université, créé à l’université Paris-II, faculté traditionnellement de droite.
AutonomeSup comme le Snesup ont d’ailleurs aussi appelé à une grève lundi 26 janvier, tandis que les enseignants-chercheurs devraient participer en nombre à la grève organisée jeudi 29 janvier, journée d’actions interprofessionnelle.”
Voici la motion:
“La coordination nationale des universités a réuni le 22 janvier 2009 des délégués provenant de quarante six universités. Elle a voté les motions suivantes :
Motion n°1 :
La coordination nationale réunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppression d’emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours.
Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :
1) le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
2) la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré
l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.
Unanimité moins 3 voix contre
Motion n°2 :
La coordination nationale a également voté l’appel immédiat à la rétention des notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grève qui ont déjà commencé ainsi que l’appel au renforcement de la mobilisation dans tous les établissements.
Rappel : Coordination Nationale des Universités (22/01/09) – Première réunion du jeudi 22 janvier à 11h à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. La Coordination Nationale des Universités est réunie à l’initiative de la coordination de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne qui rassemble des non syndiqués et des représentants de l’UNSA, CGT, FSU, FO, UNEF, FSE et SUD.
Les représentants nationaux de la plupart des syndicats sont présents.
UNIVERSITÉS (47)
Université d’Aix I Université de Bordeaux 3 Université de Bourgogne Université de Clermont Ferrand II Université de Caen Université d’Evry Université de Franche-comté Université du Havre Université de Lille 1 Université de Lille 2 Université de Lyon 1 Université de Lyon 2 Université de Lyon 3 Université Paris 1 Université Paris 3 Université Paris 4 Université Paris 5 Université Paris 6 Université Paris 7 Université Paris 8 Université Paris 10 Université Paris 11 Université Paris 12 Université Paris 13 Université de Paris Ouest Nanterre Université du Maine (le Mans) Université de Marne-la-Vallée Paris-Est Université Montpellier 3 Université de Nantes Université d’Orléans Université de Picardie Université de Poitiers Université de Provence Université de Toulouse 1 Université de Toulouse 2 Université de Toulouse 3 Université de Tours Université de Rennes 1 Université de Rennes 2 Université de Reims Université de Rouen Université de Saint-Étienne Université de Strasbourg Université Technologique de Compiègne Université Versailles St Quentin EHESS Ecole Normale Supérieure
ASSOCIATIONS (7)
Collectif pour la Défense de l’Université Qualité de la Science Française (QSF) PAPERA (Pour l’Abolition de la Précarité dans l’Enseignement Supérieur, la Recherche et Ailleurs) Défense de l’université (majoritairement juristes) SAGES (PRAG, professeurs ENSAM et PRCE) Sauvons l’Université (SLU) Sauvons la Recherche (SLR)
SOCIETES SAVANTES (3)
Société Française de Littérature Générale et Comparée (SFLGC) Sociétés Française des Seiziémistes (SFDES) Société Française d’Etude du XVIIIe
Des membres du CNU participent à la Coordination Nationale des Universités”
cf http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1458
Lecture raisonnée d’une interview réalisée par le Journal Le Figaro.
LE FIGARO. – L’absentéisme est devenu un problème majeur pour l’école, au point que vous l’avez inscrit au rang de vos priorités. Que comptez-vous faire ?
Xavier DARCOS. – Je veux faire de l’absentéisme une grande cause de l’Éducation nationale. De plus en plus d’élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L’absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l’échec scolaire, lequel mine l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. Et c’est lorsqu’un jeune n’est plus encadré, qu’il n’a plus de projet, qu’il peut être conduit à tous les échecs. L’absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas. Certains établissements préviennent les parents rapidement via des SMS ou des appels téléphoniques, mais cela ne suffit pas. Que fait-on lorsque les familles ne veulent pas se déplacer ou ne répondent pas aux appels de l’école ? L’école doit alors aller à leur rencontre. Avec Fadela Amara, qui fait un travail admirable auprès de ces jeunes, nous avons décidé de recruter 5 000 «médiateurs de la réussite scolaire», qui feront l’interface entre l’école et les parents.
Qui seront ces médiateurs ?
Ce seront des personnes qui connaissent les quartiers, les familles, mais qui relèveront de l’Éducation nationale. Il s’agit d’emplois aidés dans le cadre du plan de relance. Ont été ciblés 215 quartiers en difficulté dans lesquels le médiateur aura aussi une fonction d’insertion. C’est important, car, géographiquement, les écoles, collèges et lycées de l’éducation prioritaire sont plus touchés que les autres. Ils seront opérationnels dès le mois de mars pour remplir leur mission.
Les collèges/ lycées fonctionnent grosso modo avec les personnels suivants: il y a l’administration (principal/ proviseur et adjoints, CPE, intendante etc…) les professeurs, les agents (femmes de ménage, agents d’entretien etc…) et les “Assistants d’éducation”. Ex “surveillants”, ex “pions”…
C’est sur ces derniers qu’il convient de s’arrêter un moment. Car c’est à eux, avec le CPE, que revient, tous les jours, de relever l’absence d’un élève , d’appeler à la maison etc… Or ce plan, si j’ai bien compris, permet de compléter ce travail, en embauchant des personnels, relevant de l’éducation nationale, qui vont aller “chercher” l’absentéiste, motiver les parents etc…
Il y a plusieurs choses gênantes : en premier lieu, depuis quelques années, il y a de moins en moins de personnel affecté à la surveillance des élèves et au contrôle des absences. Des diminutions drastiques ont eu lieu, et il est cocasse aujourd’hui de constater que l’on revient dessus, en multipliant les créations de “nouveaux jobs” (Assistants pédagogiques, qui vont remplir la mission que devraient de fait remplir les assistants d’éducation, mais que, faute de personnels, il ne peuvent pas assurer; ces nouveaux “médiateurs” etc… au fait, n’existe-t-il pas des assistants sociaux qui peuvent également répondre à ces stratégies de prise de contact avec les parents? Et des tuteurs? )
Aujourd’hui, dans un collège normal (hors ZEP) de 800 élèves il y a 4 voire 5 Assistants d’éducation et un CPE (ajoutons toutefois à ce chiffre quelques stagiaires ou emplois aidés parfois, et tout nouveau tout chaud les assistants pédagogiques; mais leur fonction n’est pas axée sur le contrôle de l’absentéisme ni sur la surveillance) . Il en faudrait bien plus pour assurer un service optimal. Un “AE” de plus par collège permet justement d’assurer un peu plus ce que le ministre “souhaite”: aller au contact des parents et faire régresser l’absentéisme.
De fait, ce plan ne propose rien de neuf, les structures sont déjà en place, sous d’autres noms. Par contre, cela fait toujours bien de faire croire que l’on aide tout le monde, en créant un nouveau poste, un nouveau relais dans l’EN. Ces médiateurs semblent bien s’installer en parallèle d’éléments existants déjà, remplissant dans les textes les même fonctions, mais qui sont en réalité trop peu nombreux pour assurer leur mission. Dans les écoles, c’est encore pire!
Vous avez réformé la formation des enseignants en supprimant une année de stage rémunérée. La qualité de leur formation ne risque-t-elle pas d’y perdre ?
Personne ne conteste l’objectif de cette réforme, qui est de recruter des enseignants disposant d’un niveau de qualification plus élevé. Ils auront tous désormais un master (bac + 5), au lieu d’un bac + 3 ou + 4, qui leur permettra d’entrer plus facilement sur le marché du travail s’ils ne sont pas reçus aux concours d’enseignants. Les futurs enseignants seront aussi mieux préparés à leur métier puisqu’ils auront la possibilité d‘accomplir des stages de mise en pratique professionnelle dans les établissements scolaires, avant même de passer le concours. Enfin, cette réforme s’accompagne d’une véritable revalorisation des débuts de carrière. Les enseignants débutants reçoivent déjà, depuis cette rentrée une prime d’entrée dans la carrière de 1 500 euros, mais nous irons plus loin.
C’est d’une cocasserie… Aujourd’hui le système est le suivant: une fois la licence obtenue (BAC + 3) on peut passer le CAPES. Dans les fait, bien souvent, on réalisait son mémoire avant (BAC+ 4). Puis on passait le concours, avec une année de stage (donc… on obtenait son diplome 5 ou 6 ans après le BAC…). Tout cela si tout se passe bien… (pas d’échec etc…). L’année de préparation au concours est la plus ardue des années d’université. Celle où l’on fait le plus de recherches, où on dort le moins.
..(surtout après les dernières diminutions de postes…). Donc je pense que l’on peut largement la prendre en compte malgré un échec… La masterisation a changé un certain nombre de choses, sauf à retarder la date d’obtention finale du concours, qui est selon mon critère de compte, BAC + 7. mais les éléments restent les mêmes. Il est faux de croire que les enseignants de demain seront forcément mieux formés, voire mieux préparés. La Réforme ne change rien dans les faits.
Mais là où tout cela vire au burlesque, c’est que la réforme du master, menée il y a trois ans, est salement touchée. En faisant des études d’histoire, qui va, après la licence, faire un master de recherche quand on sait que l’immense majorité des étudiants de la matière se proposent de devenir professeur???
Non, une fois la licence en poche, l’étudiant se tournera vers le “master enseignement”. La recherche risque clairement d’en pâtir puisqu’il y aura une nette diminution du nombre de mémoire de recherche. Donc… Moins de profs d’université à employer et moins de connaissances pour nous!
Ensuite, les stages dans un établissement ont toujours existé durant l’année de préparation… Je suis étonné que le ministre ne le sache pas…
L’année de stage m’apparaît comme étant d’une grande importance, et je n’en ai pas compris la suppression. Pendant une année, le professeur-stagiaire était inséré dans deux établissements (collège et lycée), encadré par un professeur-tuteur et noté par un inspecteur. Il apprend le métier, en voit les difficultés etc… Aujourd’hui, on ne sait pas trop à quoi vont correspondre ces stages mis en place en cours d’année (!!!) pour quelques semaines voire mois (ce qui ne correspond à rien…). Le but étant sûrement de faire des économies sur le court terme, mais à long terme, je me demande si la formation d’enseignant ne va pas en pâtir gravement.
Les nouveaux concours de recrutement de professeurs
Afin de mieux répondre aux besoins du ministère de l’Education Nationale, le processus de recrutement
des enseignants est réformé, dans le premier degré comme dans le second degré selon les modalités
suivantes :
1°) Pour les étudiants qui se destinent à exercer en tant que professeur à l’école, au collège et dans les
voies générale, technologique et professionnelle du lycée ou en tant que conseiller principal d’éducation
(CPE) sont créés dès la session 2010 de nouveaux concours de recrutement de professeurs et de CPE
au niveau du master. Ces concours sont le concours de recrutement de professeurs des écoles
(CRPE), le certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES) et le
certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement technique (CAPET), le certificat d’aptitude au
professorat d’éducation physique et sportive (CAPEPS), le concours d’accès au corps des professeurs
de lycée professionnel (CAPLP) et le concours de recrutement de CPE. L’agrégation, quant à elle,
recrutera également au niveau du master des professeurs qui sont appelés à enseigner en priorité dans
les classes d’examen du lycée, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les sections de
techniciens supérieurs (STS) et le premier cycle de l’université.
2°) Ces nouveaux concours (en dehors de l’agrégation) seront définis autour des trois priorités déjà
énoncées dans le rapport annexé de la loi pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 et qui servent de
référence au cahier des charges de la formation des maîtres : la culture disciplinaire, la capacité à
planifier et organiser un enseignement adapté à un niveau de classe et la connaissance du service
public de l’éducation.
3°) Ils seront organisés en fonction des principes directeurs suivants :
- Mieux distinguer ce qui relève des universités qui ont la responsabilité de la formation initiale de
tous les étudiants se destinant au professorat jusqu’au niveau du master et ce qui relève de
l’Education nationale qui a la responsabilité du recrutement, de l’adaptation au métier et de la
formation continue des professeurs ;
- Passer dans les concours de recrutement de professeurs d’une logique de revalidation du
niveau universitaire à une logique de recrutement conforme aux besoins de l’employeur ;
- Aller vers une meilleure harmonisation des conditions de recrutement des différentes catégories
de professeurs en fixant de façon générale un même nombre d’épreuves et les mêmes types
d’épreuves à tous les concours (hors agrégation) ;
- Assurer la prépondérance des coefficients des épreuves d’admission dont la finalité sera
dorénavant de permettre de choisir les candidats les plus aptes à la fonction d’enseignant ou de
CPE sur des critères d’ordre pédagogique et didactique ainsi que de connaissance du futur
milieu d’exercice ;
- Impliquer dans le recrutement des personnels de direction, des membres de l’administration et
de la hiérarchie de l’Education nationale ainsi que des membres de la société civile.
4°) Il est prévu que les épreuves écrites d’admissibilité des nouveaux concours aient lieu à la fin du
premier semestre de chaque année universitaire et que les épreuves orales d’admission se passent en
juin.
5°) Le référentiel de compétences professionnelles de l’enseignant figurant dans le cahier des charges
de la formation des maîtres sera pris en compte dans la conception de toutes les épreuves des
nouveaux concours.
I. Concours de recrutement de professeurs des écoles
Epreuves écrites d’admissibilité
Ces épreuves visent à apprécier comment le candidat réinvestit les connaissances disciplinaires
acquises au cours de sa formation dans l’étude des programmes de l’enseignement primaire. La
capacité du candidat à mener une réflexion sur l’épistémologie et l’histoire des disciplines concernées
pourra faire l’objet d’une question spécifique dans une des deux épreuves d’admissibilité.
Le programme de ces épreuves est le programme de l’école primaire.
1°) Epreuve écrite de français et de culture humaniste
À partir d’un texte de deux à cinq pages ou d’un dossier ne dépassant pas dix pages portant sur un
thème de littérature, d’histoire, de géographie, d’histoire des arts ou d’éducation civique et morale, le
candidat :
- présente dans une composition son analyse du texte ou fait une note de synthèse du dossier ;
- traite de questions dans les domaines de la grammaire, de l’orthographe et du lexique en relation avec
le texte ou le dossier ;
- peut avoir à répondre à une question portant sur l’épistémologie ou l’histoire d’une des disciplines
concernées.
Durée de l’épreuve : 4 heures ; coefficient : 2.
2°) Epreuve écrite de mathématiques et de culture scientifique et technologique
L’épreuve comporte deux parties :
- dans la première partie, le candidat résout deux ou trois problèmes de mathématiques ;
- dans la seconde partie, le candidat analyse un document à caractère scientifique de deux
pages maximum, et rédige des réponses argumentées aux questions posées ;
Dans l’une ou l’autre de ces parties, le candidat peut avoir à répondre à une question portant sur
l’épistémologie ou l’histoire d’une des disciplines concernées.
Durée de l’épreuve : 4heures : coefficient : 2
Epreuves orales d’admission
1°) Epreuve orale prenant la forme d’un exercice pédagogique
Le programme de cette épreuve est le programme de l’école primaire.
Elle consiste en une leçon qui sera replacée dans sa progression disciplinaire et dans le déroulement
d’une journée de classe dont le candidat précisera l’organisation. Le sujet de la leçon qui est tiré au sort
par le candidat est extrait du programme d’une des disciplines enseignées à l’école primaire et précise
le niveau de classe concerné. L’exposé suivi d’un entretien avec le jury doit faire apparaître les
connaissances et la culture du candidat dans le domaine disciplinaire de la leçon, sa capacité à
concevoir et organiser un enseignement dans une classe de l’école maternelle ou élémentaire et à
expliquer et justifier ses choix pédagogiques et didactiques.
L’entretien avec le jury permet d’approfondir les points développés par le candidat, afin de vérifier son
aptitude à concevoir et organiser un enseignement à l’école primaire.
Durée de l’épreuve : préparation : 3 heures ; exposé et entretien avec le jury : 1 heure ; coefficient : 3
2°) Epreuve d’entretien avec le jury
Cette épreuve prend appui sur un dossier de cinq pages maximum (étude de cas ou textes) fourni par le
jury et portant sur les aspects concrets du fonctionnement du système éducatif. Elle consiste en un
exposé suivi d’un entretien avec le jury. L’exposé porte sur l’analyse du dossier. L’entretien avec le jury
permet de vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service
public, au système éducatif et à ses institutions et de manière plus générale à son aptitude à exercer le
métier de professeur des écoles.
Durée de l’épreuve : préparation : 3 heures ; exposé et entretien avec le jury : 1 heure ; coefficient : 3
Pour pouvoir être recrutés dans le corps des professeurs des écoles, les candidats doivent justifier des
quatre attestations suivantes : une attestation certifiant que le candidat sait nager au moins cinquante
mètres ; une attestation certifiant la qualification du candidat en secourisme ; une attestation certifiant
l’obtention du brevet informatique C2i ; une attestation certifiant la maîtrise d’une langue vivante
étrangère au niveau C1 du cadre européen de référence.
II. Concours de recrutement de professeurs de collège et de lycée : CAPES/CAPET,
CAPEPS, CAPLP et concours de recrutement de CPE
Epreuves écrites d’admissibilité
Ces épreuves portent sur la culture générale disciplinaire et visent à apprécier comment le candidat
réinvestit les connaissances disciplinaires acquises au cours de sa formation dans l’étude des
programmes de l’enseignement secondaire. La capacité du candidat à mener une réflexion sur
l’épistémologie et l’histoire de sa (ses) discipline(s) pourra faire l’objet d’une question spécifique dans
une des deux épreuves d’admissibilité.
Le programme de ces épreuves est constitué des programmes du collège, du lycée et des classes postbaccalauréat
du lycée pour la discipline ou le groupe de disciplines concernées. Si le nombre des
disciplines d’un concours est supérieur à deux, il sera procédé pour chaque session à un tirage au sort
le jour de l’épreuve pour déterminer les disciplines qui seront effectivement proposées aux épreuves
d’admissibilité. Le niveau d’exigence disciplinaire pour ces deux épreuves sera celui de la licence.
Il y aura deux épreuves écrites pour tous les concours.
1°) Première épreuve écrite d’admissibilité : durée : 5 heures ; coefficient : 2
2°) Deuxième épreuve écrite d’admissibilité : durée : 5 heures ; coefficient : 2
Les modalités des épreuves seront précisées pour chaque discipline ou groupe de disciplines à partir
du cadrage national indiqué ci-dessus.
Epreuves orales d’admission
1°) Epreuve orale prenant la forme d’un exercice pédagogique
Cette épreuve consiste en une leçon où le candidat doit présenter une question tirée du programme de
collège, de lycée ou des classes post-baccalauréat du lycée dans la discipline ou groupe de disciplines
considérées en l’adaptant à un niveau de classe donné et en l’inscrivant dans une progression
disciplinaire. Il peut également être demandé au candidat de traiter la question à deux niveaux de la
scolarité (collège ou lycée) ou pour deux parcours du lycée. Dans tous les cas, le candidat sera amené
à expliquer les choix de nature pédagogique et didactique qu’il aura opérés dans le traitement de sa
leçon.
Pour certaines disciplines, dont les conditions d’exercice le justifient, il sera possible de proposer un
second volet à cette épreuve.
Durée de l’épreuve : préparation : 3 heures ; exposé et entretien avec le jury : 1 heure ; coefficient : 3
2°) Epreuve d’entretien avec le jury
Cette épreuve prend appui sur un dossier de cinq pages maximum (étude de cas ou textes) fourni par le
jury et portant sur les aspects concrets du fonctionnement du système éducatif. Elle consiste en un
exposé suivi d’un entretien avec le jury. L’exposé porte sur l’analyse du dossier. L’entretien avec le jury
permet de vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service
public, au système éducatif et à ses institutions et de manière plus générale à son aptitude à exercer le
métier de professeur de collège et de lycée.
Durée de l’épreuve : préparation : 3 heures ; exposé et entretien avec le jury : 1 heure ; coefficient : 3
Les concours du CAPES de documentation, des CAPLP et de CPE respecteront les modalités
générales arrêtées pour les concours du CAPES et du CAPET en introduisant les adaptations
nécessaires.
III. Concours de l’agrégation
Les épreuves et programmes des concours de l’agrégation sont maintenus en l’état, mais une des
épreuves orales actuelles sera infléchie dans le sens de l’épreuve orale prenant la forme d’un exercice
pédagogique proposée pour les nouveaux concours de recrutement de professeurs.
On y ajoutera l’épreuve d’entretien avec le jury.
Pour que la préparation aux épreuves du concours de l’agrégation puisse s’intégrer dans les deux
années du master, le programme sera arrêté dans toutes les disciplines pour une période d’au moins
deux ans.
Lettre de réponse de Mme Dati à l’encontre de l’auteur de l’article du Point:
“Monsieur,
Suite au dossier me concernant dont vous êtes l’auteur dans Le Point du jeudi 11 décembre 2008, je me permets de vous faire part de ma surprise pour ne pas dire plus à propos de la dernière phrase de votre article. Vous insinuez que je serais en mesure de faire un usage déloyal d’informations en lien avec mes fonctions de Directrice générale adjointe des services au Conseil général des Hauts-de Seine. Ceci est totalement faux.
Alors même que je n’ai eu ni contact ni rencontre avec vous pour la préparation de l’ensemble de votre article, vous mettez gravement en cause mon honneur et ma probité. J’en suis d’autant plus choquée que j’ai toujours exercé dans une absolue confidentialité et dans le plus strict respect des règles déontologiques l’ensemble des fonctions publiques et privées qui m’ont été confiées.
Je tiens à vous rappeler que ma fonction de Garde des Sceaux, ministre de la Justice, mon statut, mes convictions personnelles et ma loyauté sans faille à l’égard du Chef de l’État sont à l’opposé de ce que vous insinuez.
Je tenais à vous faire part de ces observations sans aucun détour.
Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.”
Donc: “Vous mettez gravement en cause mon honneur et ma probité. J’en suis d’autant plus choquée que j’ai toujours exercé dans une absolue confidentialité et dans le plus strict respect des règles déontologiques l’ensemble des fonctions publiques et privées qui m’ont été confiées” Si elle sait des choses, elle n’en fera pas part…
“Ma fonction… mon statut, mes convictions personnelles et ma loyauté sans faille à l’égard du chef de l’Etat sont à l’opposé de ce que vous insinuez” Je suis loyale, donc je ne dirai rien…
Je sais c’est un peu mauvaise langue, mais quand même… C’est vraiment fou… Quel pot pourri ce Neuilly et les Hauts de Seine…