Sommet de l’OTAN à Strasbourg: pas de contestation, s’il vous plaît… Décrochez les No to NATO

Lors de la manifestation de jeudi, et de plus en plus dans les rues de Strasbourg, de petits stands des anti-otan mettent en vente des drapeaux “arc-en-ciel” destinés à marquer l’opposition à la tenue du sommet de l’OTAN dans la ville. Ils connaissent d’ailleurs un certain succès.

Ces drapeaux commençaient d’ailleurs à fleurir dans certains coins de la ville, à tel point que la police, selon le Nouvel observateur(en ligne), est intervenue.

“La police a demandé à plusieurs Strasbourgeois de retirer de leurs fenêtres ou balcons le drapeau de la paix aux couleurs arc-en-ciel avec la mention “No to Nato” (Non à l’Otan), à quelques jours du sommet de l’Otan qui se tiendra les 3 et 4 avril prochain, a-t-on appris samedi 21 mars.
“Des policiers sont venus en début de semaine chez moi, en expliquant qu’ils avaient reçu l’ordre de demander aux gens d’enlever ces drapeaux”, a expliqué Christian Grosse, membre du secrétariat de la Fédération du parti communiste du Bas-Rhin. “C’est mon fils qui les a reçus. Ils lui ont dit : ’soit vous le retirez, soit on le retire’”, a-t-il poursuivi, précisant que le jeune homme avait alors obtempéré. “Mais j’ai raccroché le drapeau dès le lendemain”.

Christian Grosse n’est pas un cas isolé: “Nous avons eu connaissance de plusieurs autres personnes qui ont reçu la visite de la police à cause de leur drapeau”, a-t-il souligné. La préfecture se refusait samedi à tout commentaire à ce propos. La coordination anti-Otan de Strasbourg a distribué quelque 400 drapeaux arc-en-ciel semblables à ceux qui avaient fleuri en Europe à l’occasion de la guerre en Irak en 2003, portant les mentions “Pace” (Paix) et “No to Nato”.
“A l’époque de l’Irak, il n’y avait eu aucun problème avec ces drapeaux”, relève Christian Grosse. Mais ces nouvelles mesures s’inscrivent “dans un contexte plus général où les autorités cherchent à mettre des bâtons dans les roues des organisateurs du “contre-sommet” de l’Otan”, a-t-il estimé.

Dans une lettre au préfet, au directeur adjoint de la police nationale ainsi qu’au maire de la ville de Strasbourg Roland Ries (PS) et à son premier adjoint, le PCF a demandé à ce que ces intimidations cessent, a précisé Christian Grosse qui y voit “un problème de démocratie”.

Ben oui, il fallait s’y attendre: qui dit OTAN dit contestation. Maintenant, il y a des choses rigolotes qui se préparent: à certaines heures, les gens du centre (zone rouge) ne pourront pas sortir : comment faire si l’on a un chien qui veut sa promenade? Réponse simple: appelez la police, qui se fera un plaisir de promener votre toutou… Pendant que vous resterez à l’intérieur. :D

C’est quand même dommage, tout cela… Des policiers tous les 5 mètres, et pas une seule occasion pour les habitants de s’intégrer à ce sommet.

Strasbourg, siège du sommet de l’OTAN

Et bien voilà, à l’heure ou la France rentre à nouveau dans l’OTAN, où le pauvre De gaulle se retourne dans sa tombe, Strasbourg accueille les 3 et 4 avril prochain, le  24ème Sommet de l’OTAN.

Soit pas moins de vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement dont le président américain Barack Obama, des délégations comptant jusqu’à un millier de personnes (pour les Américains !!!) et 4.000 journalistes. Le tout avec 40.000 Strasbourgeois badgés, 50.000 barrières et  plus 30.000 manifestants anti-Otan qui sont attendus.

Le centre de Strasbourg, avec la Cathédrale, le Palais des Rohan et le palais de la musique et des congrès … seront fermés pendant plusieurs semaines. En Gros, la dernière semaine, se sera “centre-ville mort” avec seulement riverains et diplomates (et policiers et agents secrets si, si là on peut le dire sans passer pour un comique) qui circuleront. Cela va être un gros ramdam, sachant qu’en plus les anti-OTAN appellent à manifester au même moment.

Mais Strasbourg “capitale du monde” pendant quelques jours? Ville fermée en tout cas!On va quand même essayer de prendre quelques photos…

Les vidéos des manifs suite à la visite de Mme Pécresse à Strasbourg

Vidéo des DNA:

Avec l’intervention de M.Alain Beretz président de l’UDS,, contrarié par la tournure des évènements.

Autres vidéos


M. Sarkozy et la Recherche: petite vidéo… rigolote… alarmante?

Oui, … sans commentaire…

Et la tribune parue dans le journal “Le monde” le 30 janvier par MARIE PASCALE D., Chercheuse au CNRS

“J‘ai étudié pendant 10 ans et trouvé un métier que j’aime. Je suis chercheuse en génétique moléculaire, une profession que j’exerce depuis 20 ans. Je connais mon métier, je maîtrise les technologies afférentes, réponds à des appels d’offre, gère mes budgets, forme des étudiants, je donne des conférences, j’apprends tous les jours.

Mon organisme employeur (CNRS) le sait, j’ai été embauchée pour ça. Je consacre un temps important à ce travail, nos enfants respectent ce choix. Mon métier est fait de curiosité intellectuelle, de connaissance, de liberté et de passion, d’habileté manuelle et de créativité. Ces mots sont essentiels pour moi. Tous les jours, je manipule des concepts et les transforme en expériences. Je lis, je réfléchis et écris.

C’est un métier difficile, compétitif, particulièrement pour les femmes, fait de petites joies ou de grandes découvertes, mais aussi d’échecs et de remises en question incessants.
Mon parcours est similaire à celui de beaucoup d’autres. Nous sommes 50 à 100000 chercheurs et enseignants du supérieur diplômés d’un doctorat en France qui travaillons pour des organismes publics (Universités incluses). Les 12 000 chercheurs du CNRS font essentiellement de la recherche fondamentale, couvrant l’essentiel des domaines de la connaissance humaine.

En tant que chef d’équipe, je décide du choix des sujets et de l’orientation des recherches dans mon laboratoire. Mon but est d’élargir le champ des connaissances  dans mon domaine de spécialisation. Je le fais en fonction de ce que je sais, et des travaux publiés par d’autres. Je le fais aussi en concertation avec les étudiants ou chercheurs qui viennent renforcer ma puissance de travail. Et je réoriente continuellement mes projets selon les résultats que nous obtenons.

Les crédits pour financer ces recherches sont obtenus en répondant à des appels d’offre, ce dont je m’occupe en mettant en valeur dans mon activité ce qui présente la meilleure adéquation avec les thèmes mis à concours. La sélection de mes projets souligne leur intérêt, leur valeur, mais aussi leur faisabilité et la reconnaissance de mon aptitude à les encadrer. Sans contrats, un labo ne peut fonctionner, les crédits octroyés par le CNRS ou l’Université, via le Ministère de la Recherche, l’Etat donc, sont trop misérables ; la biologie moléculaire est une science onéreuse (moins que la physique cependant).

Notre activité professionnelle est continuellement évaluée au travers de rapports d’activités adressés régulièrement à nos employeurs ou aux organismes contractualisateurs, au travers aussi des diverses formes de communication que nous devons emprunter, articles scientifiques, conférences, participation à des colloques, discussions avec des collègues. Réciproquement, je suis régulièrement amenée à évaluer les travaux de mes collègues, lorsque je siège dans des commissions, participe à des jurys, quand j’expertise des projets, ou que l’on me demande de juger des articles, soumis à publication internationale, dont la proximité avec mes centres d’intérêt me donne le droit de les accepter/refuser selon leur qualité.

Bien que chargée de nombreuses responsabilités au niveau organisation, administration, encadrement, enseignement, direction de l’équipe, j’ai réussi à continuer de « maniper », comme nous disons. Tous les jours, j’extrais des ADN, les analyse, les ré-introduis en bactéries, ou autres organismes, sélectionne les organismes ainsi modifiés, étudie les modifications que confère cette transformation. Ce travail est précédé d’études bibliographiques, de recherches dans des bases de données pour identifier les gènes ou fonctions qui nous intéressent. Et puis quand un résultat intéressant sort, on l’étaye, le confirme, le contrôle, le vérifie, et si c’est solide, on rédige un article (en anglais bien sûr, langue que tout chercheur se doit de pratiquer couramment à l’écrit comme à l’oral). Je documente, analyse les données et les mets en forme. pour le soumettre à publication dans une revue dont l’audience internationale reflète la qualité de ce qu’on a trouvé.

L’accomplissement de chaque étape de ce travail me procure un profond sentiment de satisfaction. Je connais beaucoup de chercheurs, de simples collègues à amis, nous partageons à peu près cette vision de notre profession, ces convictions. C’est notre vie.

Alors quand j’entends ça :

« Mauvais, non performants, archaïques, idéologues, partisans, conservateurs, aveugles, refusant de voir la réalité, immobilistes, ayant  des mentalités à changer, installés dans le confort de l’autoévaluation et travaillant  dans des structures obsolètes, archaïques
et rigides.”
Voici les termes que Nicolas Sarkozy a utilisés dans son discours du 22 janvier 2009, pour dire ce qu’il pense de nous et de nos institutions. Et il a ajouté :
« N’y a-t-il pas urgence à en finir avec une organisation désastreuse. Les organismes de recherche doivent opérer leur transformation en agence de moyens »

J’ai très très mal.”

Le mouvement s’amplifie à l’université de Strasbourg avant la visite de la ministre

Un peu plus de 400 étudiants se sont rassemblés, cet après-midi au Palais universitaire de Strasbourg, pour préparer la journée de manifestation du 5 février, ceci dans le but d’éviter tout débordement.  En effet, ce jeudi, comme nous l’avions annoncé, la ministre Valérie Pécresse doit se rendre à Strasbourg pour participer au lancement officiel de l’Université de Strasbourg.

Il a été décidé qu’une manifestation serait organisée devant le palais universitaire. Les personnels de l’Université de Strasbourg (UdS) et les étudiants se rassembleront donc à 8h dans le quartier de l’Esplanade sur le parvis de la faculté de droit pour se rendre ensuite devant le Palais universitaire pour “accueillir” la ministre.

A l’intérieur, lors de la cérémonie d’inauguration qui doit débuter à 11h, après une animation qui démarre elle à 10h, une délégation d’enseignants-chercheurs de l’appel de Strasbourg souhaite remettre une pétition de 2.000 signatures à Valérie Pécresse. Pétition qui marque le désaccord contre la masterisation du CAPES et contre le décret réformant les statuts des enseignants chercheurs.

Le Programme de la journée est disponible sur: http://www.unistra.fr/evenements-lancement.pdf/

Dans le même temps, le mouvement de grève continuait à s’étendre. L’UFR d’art a ainsi voté la grève, comme les enseignants de droit, de mathématiques, de lettres, d’informatique, de langues étrangères appliquées et de géographie… ceux d’Histoire ont déjà en grande partie rejoint la contestation.

Deux assemblées générales étudiantes se tiennent ce mercredi ; à 13h, au Patio à l’ancienne université Marc-Bloch, à l’invitation de l’UNEF ; une deuxième assemblée générale se tient mercredi également à 15h, au Palais Universitaire. Ces deux assemblées générales organisées un même jour témoignent des inévitables divisions au sein du mouvement étudiant.

A l’Université et à Strasbourg, beaucoup de monde s’interroge sur la venue du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, jeudi, à la cérémonie d’inauguration de l’Université de Strasbourg. De fait, alors qu’elle est en concurrence avec M. Karoutchi dans les primaires UMP pour les régionales en Île-de-France, une visite ratée à Strasbourg fragiliserait sans doute sa campagne… ( ?)

Dans les services du ministère, à Paris, on indique aujourd’hui en fin d’après-midi que ce voyage aura bien lieu et figurait au programme du ministre, mais la visite ne figure toujours pas dans son agenda en ligne…

M. Darcos “s’enflamme” contre l’absentéisme à l’école (et autres billevesées)

Lecture raisonnée d’une interview réalisée par le Journal Le Figaro.

LE FIGARO. – L’absentéisme est devenu un problème majeur pour l’école, au point que vous l’avez inscrit au rang de vos priorités. Que comptez-vous faire ?
Xavier DARCOS. – Je veux faire de l’absentéisme une grande cause de l’Éducation nationale. De plus en plus d’élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L’absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l’échec scolaire, lequel mine l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. Et c’est lorsqu’un jeune n’est plus encadré, qu’il n’a plus de projet, qu’il peut être conduit à tous les échecs. L’absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas. Certains établissements préviennent les pa­rents rapidement via des SMS ou des appels téléphoniques, mais cela ne suffit pas. Que fait-on lorsque les familles ne veulent pas se déplacer ou ne répondent pas aux appels de l’école ? L’école doit alors aller à leur rencontre. Avec Fadela Amara, qui fait un travail admirable auprès de ces jeunes, nous avons décidé de recruter 5 000 «médiateurs de la réussite scolaire», qui feront l’interface entre l’école et les parents.

Qui seront ces médiateurs ?
Ce seront des personnes qui connaissent les quartiers, les fa­milles, mais qui relèveront de l’Éducation nationale. Il s’agit d’emplois aidés dans le cadre du plan de relance. Ont été ciblés 215 quartiers en difficulté dans lesquels le médiateur aura aussi une fonction d’insertion. C’est important, car, géographiquement, les écoles, collèges et lycées de l’éducation prioritaire sont plus touchés que les autres. Ils seront opérationnels dès le mois de mars pour remplir leur mission.

Les collèges/ lycées fonctionnent grosso modo avec les personnels suivants: il y a l’administration (principal/ proviseur et adjoints, CPE, intendante etc…) les professeurs, les agents (femmes de ménage, agents d’entretien etc…) et les “Assistants d’éducation”. Ex “surveillants”, ex “pions”…

C’est sur ces derniers qu’il convient de s’arrêter un moment. Car c’est à eux, avec le CPE, que revient, tous les jours, de relever l’absence d’un élève , d’appeler à la maison etc… Or ce plan, si j’ai bien compris, permet de compléter ce travail, en embauchant des personnels, relevant de l’éducation nationale, qui vont aller “chercher” l’absentéiste, motiver les parents etc…

Il y a plusieurs choses gênantes : en premier lieu, depuis quelques années, il y a de moins en moins de personnel affecté à la surveillance des élèves et au contrôle des absences.  Des diminutions drastiques ont eu lieu, et il est cocasse aujourd’hui de constater que l’on revient dessus,  en multipliant les créations de “nouveaux jobs” (Assistants pédagogiques, qui vont remplir la mission que devraient de fait remplir les assistants d’éducation, mais que, faute de personnels, il ne peuvent pas assurer; ces nouveaux “médiateurs” etc… au fait, n’existe-t-il pas des assistants sociaux qui peuvent également répondre à ces stratégies de prise de contact avec les parents? Et des tuteurs? )

Aujourd’hui, dans un collège normal (hors ZEP) de 800 élèves il y a 4 voire 5 Assistants d’éducation et un CPE (ajoutons toutefois à ce chiffre quelques stagiaires ou emplois aidés parfois, et tout nouveau tout chaud les assistants pédagogiques; mais leur fonction n’est pas axée sur le contrôle de l’absentéisme ni sur la surveillance) . Il en faudrait bien plus pour assurer un service optimal. Un “AE” de plus par collège permet justement d’assurer un peu plus ce que le ministre “souhaite”: aller au contact des parents et faire régresser l’absentéisme.

De fait, ce plan ne propose rien de neuf, les structures sont déjà en place, sous d’autres noms.  Par contre, cela fait toujours bien de faire croire que l’on aide tout le monde, en créant un nouveau poste, un nouveau relais dans l’EN. Ces médiateurs semblent bien s’installer en parallèle d’éléments existants déjà, remplissant dans les textes les même fonctions, mais qui sont en réalité trop peu nombreux pour assurer leur mission. Dans les écoles, c’est encore pire!

Vous avez réformé la formation des enseignants en supprimant une année de stage rémunérée. La qualité de leur formation ne risque-t-elle pas d’y perdre ?
Personne ne conteste l’objectif de cette réforme, qui est de recruter des enseignants disposant d’un niveau de qualification plus élevé. Ils auront tous désormais un master (bac + 5), au lieu d’un bac + 3 ou + 4, qui leur permettra d’entrer plus facilement sur le marché du travail s’ils ne sont pas reçus aux concours d’enseignants. Les futurs enseignants seront aussi mieux préparés à leur métier puisqu’ils auront la possibilité d‘accomplir des stages de mise en pratique professionnelle dans les établissements scolaires, avant même de passer le concours. Enfin, cette réforme s’accompagne d’une véritable revalorisation des débuts de carrière. Les enseignants débutants reçoivent déjà, depuis cette rentrée une prime d’entrée dans la carrière de 1 500 euros, mais nous irons plus loin.

C’est d’une cocasserie… Aujourd’hui le système est le suivant: une fois la licence obtenue (BAC + 3) on peut passer le CAPES. Dans les fait, bien souvent, on réalisait son mémoire avant (BAC+ 4). Puis on passait le concours, avec une année de stage (donc… on obtenait son diplome 5 ou 6 ans après le BAC…). Tout cela si tout se passe bien… (pas d’échec etc…). L’année de préparation au concours est la plus ardue des années d’université. Celle où l’on fait le plus de recherches, où on dort le moins. :) ..(surtout après les dernières diminutions de postes…). Donc je pense que l’on peut largement la prendre en compte malgré un échec…  La masterisation a changé un certain nombre de choses,  sauf à retarder la date d’obtention finale du concours, qui est selon mon critère de compte, BAC + 7.  mais les éléments restent les mêmes. Il est faux de croire que les enseignants de demain seront forcément mieux formés, voire mieux préparés. La Réforme ne change rien dans les faits.

Mais là où tout cela vire au burlesque, c’est que la réforme du master, menée il y a trois ans, est salement touchée. En faisant des études d’histoire, qui va,  après la licence,  faire un master de recherche quand on sait que l’immense majorité des étudiants de la matière se proposent de devenir professeur???

Non, une fois la licence en poche, l’étudiant se tournera vers le “master enseignement”. La recherche risque clairement d’en pâtir puisqu’il y aura une nette diminution du nombre de mémoire de recherche. Donc… Moins de profs d’université à employer et moins de connaissances pour nous!

Ensuite, les stages dans un établissement ont toujours existé durant l’année de préparation… Je suis étonné que le ministre ne le sache pas…

L’année de stage m’apparaît comme étant d’une grande importance, et je n’en ai pas compris la suppression. Pendant une année, le professeur-stagiaire était inséré dans deux établissements (collège et lycée),  encadré par un professeur-tuteur et noté par un inspecteur. Il apprend le métier, en voit les difficultés etc… Aujourd’hui, on ne sait pas trop à quoi vont correspondre ces stages mis en place en cours d’année (!!!) pour quelques semaines voire mois (ce qui ne correspond à rien…). Le but étant sûrement de faire des économies sur le court terme, mais à long terme, je me demande si la formation d’enseignant ne va pas en pâtir gravement.


Suite des errements de la justice à la tête de l’Etat

Lettre de réponse de Mme Dati à l’encontre de l’auteur de l’article du Point:

“Monsieur,
Suite au dossier me concernant dont vous êtes l’auteur dans Le Point du jeudi 11 décembre 2008, je me permets de vous faire part de ma surprise pour ne pas dire plus à propos de la dernière phrase de votre article. Vous insinuez que je serais en mesure de faire un usage déloyal d’informations en lien avec mes fonctions de Directrice générale adjointe des services au Conseil général des Hauts-de Seine. Ceci est totalement faux.
Alors même que je n’ai eu ni contact ni rencontre avec vous pour la préparation de l’ensemble de votre article, vous mettez gravement en cause mon honneur et ma probité. J’en suis d’autant plus choquée que j’ai toujours exercé dans une absolue confidentialité et dans le plus strict respect des règles déontologiques l’ensemble des fonctions publiques et privées qui m’ont été confiées.
Je tiens à vous rappeler que ma fonction de Garde des Sceaux, ministre de la Justice, mon statut, mes convictions personnelles et ma loyauté sans faille à l’égard du Chef de l’État sont à l’opposé de ce que vous insinuez.
Je tenais à vous faire part de ces observations sans aucun détour.
Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.”

Donc: “Vous mettez gravement en cause mon honneur et ma probité. J’en suis d’autant plus choquée que j’ai toujours exercé dans une absolue confidentialité et dans le plus strict respect des règles déontologiques l’ensemble des fonctions publiques et privées qui m’ont été confiées” Si elle sait des choses, elle n’en fera pas part…

“Ma fonction… mon statut, mes convictions personnelles et ma loyauté sans faille à l’égard du chef de l’Etat sont à l’opposé de ce que vous insinuez” Je suis loyale, donc je ne dirai rien…

Je sais c’est un peu mauvaise langue, mais quand même… C’est vraiment fou… Quel pot pourri ce Neuilly et les Hauts de Seine…

Le retour de la propagande sur le service public français…?

Il y a tout d’abord eu la proposition d’Alain Minc, l’économiste burlesque et gaffeur (incompétent?), qui s’est dernièrement essayé à l’histoire (une indigeste Histoire de France qui n’apporte rien à rien), qui proposa un jour de financer la télévision publique, non plus par les publicités, mais par un apport de l’Etat. De là découle le fait que ce serait le conseil des ministres, donc le président de la République, qui désignerait le président de France Télévision.

Alors, quand certaines voix se sont élevées pour dénoncer un retour en arrière et la création d’une télévision pro-gouvernementale (c’est marrant d’ailleurs, il n’y a pas si longtemps on critiquait Poutine qui contrôlait les télévisions russes, et, dernièrement, il n’a pas manqué de faire savoir que pour lui, il n’y avait aucune différence avec ce qui se mettait en place en France) on nous a rétorqué que jamais de la vie, que France télévision resterait comme maintenant, avec des améliorations (notamment sur la Culture…)

Voilà aujourd’hui que dans un article du monde on peut lire qu’un “projet d’émission de communication gouvernementale” est en passe d’être mis en place.

“L’émission n’en est qu’à l’état de projet : “Je réfléchis à une émission de communication gouvernementale à la télévision, construite sur les questions des Français”, a déclaré Thierry Saussez. A côté de “la bouilloire médiatique” qui n’a “pas le temps d’ancrer un message (…) moi je suis là pour ancrer les messages, les réformes, les mesures dans la durée, c’est la différence entre le temps court de l’information, et le temps long de la communication”, a-t-il ajouté. Elle serait diffusée “dans l’idéal évidemment sur le service public”, a-t-il ajouté. “Si je le fais sur TF1, on va me dire ‘ben voilà, bien entendu, il est allé chez monsieur Bouygues.’”

Evoquant également l’idée d’un format court, il précise qu’il veut chercher “des solutions plus rapides et plus interactives pour répondre aux questions des Français”, des moyens “adaptés à la situation de crise” qui permettent de communiquer rapidement et pas “cinq mois après”, se défendant avec virulence de toute propagande : “La propagande c’est de la promesse générique, c’est dire ‘le président est le plus grand, le premier ministre est le meilleur’ (…) On ne touchera pas à ça” affirme Thierry Saussez.” (Le monde d’aujourd’hui)

Grosso modo, une heure d’émission pour dire que la réforme mise en place est très bonne, que tout va bien etc… Mais là ou franchement, on rigole doucement ou tremble, selon le cas c’est quand M. Saussez définit la propagande…: La propagande c’est de la promesse générique, c’est dire ‘le président est le plus grand, le premier ministre est le meilleur’ (…) On ne touchera pas à ça”

Là franchement, faudrait pas nous prendre pour des billes… La propagande, selon les définitions c’est: (faisons simple: Wiki): La propagande désigne l’ensemble des actions menées dans le cadre d’une stratégie de communication par un pouvoir politique ou militaire pour influencer la population dans sa perception des événements, des personnes ou des enjeux de façon à l’endoctriner ou l’embrigader. Ce phénomène, qui est souvent désigné par l’expression de « propagande politique » (« political propaganda » en anglais), peut se retrouver mis en œuvre par divers moyens tout au long de l’histoire dans les régimes politiques institutionnalisés. Mais la propagande ne commence à se penser comme ensemble de pratiques et techniques coordonnées qu’au XXe siècle. L’apparition des médias de masse, les guerres mondiales et la promotion de l’individu dans les systèmes politiques, ont été à ce titre déterminants. La description et l’étude des différents types de propagandes ont connu un grand développement à la même époque.

Pour Encarta: diffusion d’idées auprès d’un large public, destinée à lui faire adopter certaines opinions politiques et à influencer ses choix électoraux et son comportement social.

Clairement, donc, il s’agit d’une forme de propagande. Je me demande qui va réagir en premier… Mais franchement, sur une chaîne qui va à présent voir son pdg désigné par le président de la république, président qui va mettre en place une émission consacrée aux réformes de son gouvernement en faisant semblant de “laisser la place au français”, on est songeur… Tout cela va-t-il franchement passer comme une lettre à la poste?  Ne peut-on pas avoir des débats gouvernement/ opposition? Ou bien va-t-on allumer bientôt sa télé avec Hortefeux qui nous vante sa politique pendant une heure?

Mince, mais qu’est ce que ce pays devient?


La phrase du jour: le maire de Québec taille un costard à Sarkozy?

« J’ai de la misère un petit peu. Le gars (Sarkozy) est énergique, mais je trouve qu’il est parfois épars, il part sur des chires(1). Je trouve que ça manque de cohérence ».

J’aime les québécois: sont francs, honnêtes, et puis leur parler… si imagé…si peu hypocrite…

En bref, cette phrase de M. Régis Labeaume, maire de la Ville de Québec depuis décembre 2007 (diplômé en sociologie de l’Université Laval, ex-président-directeur général de la Fondation de l’entrepreneurship…) énoncée lors de l’émission Baz­zo.tv, de Télé-Québec, surprend quelque peu dans la belle province… Surtout à quelques jours de la visite à Québec du président français pour le Sommet de la Francophonie, et venant d’un homme que l’on compare souvent… à Sarkozy!

Attendons de voir la réponse du “gars”…

[1] Partir sur des chires est une expression québécoise typique qui grosso-modo signifie  : déraper.

Publié dans:  on 10 octobre 2008 at 17:13 Laisser un commentaire
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